28/02/2017
Résumé de l’article : Apprivoiser la techno dans la classe. Article publié Jessica Nadou - Education, le 07 janvier 2017.
Lors de la conférence « Les Tablettistes 2017 » organisée à Ottawa avec la participation d’un ensemble de créateurs, éducateurs et autres experts de l’intégration technologique dans les apprentissages, ont pu relever que :
• Le Québec est parmi les meilleurs par rapport au reste du Canada en matière d’intégration des nouvelles technologies, puisque, l’intégration de la technologie était l’un des piliers identifiés dans la réforme pédagogique de 1999. Tant au Québec qu’au Canada, ça se fait lentement, mais sûrement, depuis 35 ans, il y a assurément un changement d’attitude, une reconnaissance du potentiel de la technologie.
• Les enseignants sont encore craintifs de la technologie, du fait que celle-ci pourra être une source de distraction dans les classes, ce qui permet aux jeunes d’y accéder sur des sites inappropriés, pour cela plusieurs commissions scolaires ont mis des filtres, pour empêcher l’accès à certains sites, mais ceux-ci sont souvent trop restrictifs, ce qui empêche les enseignants d’utiliser les outils à leur plein potentiel.
• Les professeurs qui avaient entre 5 et 10 ans d’ancienneté étaient plus à l’aise avec les nouvelles technologies que les nouveaux profs, car les jeunes enseignants ne maîtrisent pas encore la gestion de la classe et la pédagogie. Ils souhaitent donc se concentrer sur ces aspects-là. Ils ne sont pas réfractaires aux nouvelles technologies, mais ils ne sont pas encore prêts à les utiliser.
• Les avantages qu’on peut tirer de l’utilisation des nouvelles technologies dans une classe, sont essentiellement, de découvrir des nouvelles méthodes pédagogiques, pour les élèves, que pour les enseignants, qui sont toujours à la recherche de nouvelles idées. Ça leur permet de présenter le matériel pédagogique de différentes façons pour un apprentissage plus créatif.
• L’implantation des tableaux blancs interactifs a été un véritable échec au Québec, vu que les enseignants n’ont pas été formés au préalable à l’utilisation de cet outil et l’intégration d’une façon générale des technologies dans la pédagogie.
• L’effet positif de l’intégration des technologies à la formation est très important par rapport aux élèves en adaptation scolaire, en améliorant leurs la façon d’apprendre et de combler certaines lacunes.
• L’intégration des technologies dans l’enseignement, devrait se faire, d’une façon progressive, sur environ 10 % du temps dans la classe. Une bonne façon d’intégrer la technologie dans un cours, c’est, par exemple, de poser la question « pourquoi ? » plutôt que « quand ? ». On peut demander par exemple : « Pourquoi a-t-on besoin d’un estomac ? » « Pourquoi Christophe Colomb est-il venu en Amérique ? » Contrairement à une date, qui se trouve en seul clic, ça oblige les élèves à faire différentes recherches, à réfléchir, à juger de la pertinence et de la fiabilité des données qu’ils vont lire sur Internet. Ça les encourage à utiliser leur propre jugement, ce qui va leur servir pour l’avenir.