25/09/2017
LE PERINEE ET LA REEDUCATION PERINEALE
Pendant la grossesse et après un accouchement par voie naturelle, le périnée est fortement sollicité. La rééducation périnéale pour femme enceinte vous permettra de ne pas subir de problèmes ultérieurs, dont les plus communs sont les fuites urinaires.
LE PERINEE ?
Le périnée est un ensemble de muscles qui ferme en bas le bassin osseux. Dans ce bassin osseux, on retrouve les viscères suivants : la vessie, l’utérus, le re**um et l’ampoule rectale. Ces viscères sont donc contenus en arrière et latéralement par le bassin osseux, en bas par le muscle périnée, et en avant par la sangle abdominale . L’équilibre entre ces 3 systèmes (bassin, périnée, abdos) assure la continence (possibilité de se retenir efficacement et de se relâcher quand il faut). Si cet équilibre est perturbé par l’un ou l’autre de ces systèmes alors la continence n’est plus assurée, et on parle donc d’incontinence (incapacité à se retenir). Aussi, le périnée est percé de 3 orifices :
• le sphincter de l’urètre : « robinet »du tuyau où s’écoulent les urines
• le vagin
• le sphincter a**l d’où sortent les selles
ROLES DU PERINEE :
• fermeture du bassin et amortissement des chocs (toux, éternuement, courses, sauts…)
• continence (capacité à se retenir efficacement autant pour uriner que pour aller à la selle mais aussi capacité à se relâcher lors de la miction et de la défécation)
• plaisir, excitation et lubrification dans les rapports sexuels
POURQUOI LA REEDUCATION PERINEALE ?
La rééducation périnéale est un volet de la rééducation pelvienne qui s’adresse aux muscles du périnée. Dans cette rééducation, on pense souvent aux problèmes liés aux fuites urinaires dues en général à un manque de tonus du périnée, mais il existe bien d’autres pathologies comme, au contraire, l’hypertonie du périnée responsable de difficultés et/ou de douleurs à la pénétration (vaginisme). On retrouve également des problèmes de constipation chronique avec une difficulté au relâchement de ce muscle lors des défécations (asynchronisme), mais aussi des problèmes neurologiques de cette zone périnéale (névralgie pudendale), ou encore des descente d’organes (prolapsus).