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19/10/2023

MEMO
Objet : La fin de l'hégémonie Française au Mali et dans ses anciennes colonies.
I - BACKGROUND
L'influence Française dans ses anciennes colonies est mise à rude épreuve dans les pays du Sahel où le sentiment anti-politique Française est le mieux partagé. Le présent Mémo expliquera les principales causes de l'échec de la France au Mali et proposera des perspectives.
II- Les causes de l'échec .
1) La stratégie du chaos
Ayant fait l'amer constat que les dirigeants Maliens des régimes précédents ont passé des contrats d'exploitation minière avec d'autres pays occidentaux, les décideurs Français, pour redistribuer les cartes, ont choisi de créer le chaos dans les zones concernées. Cette stratégie, connue sous le nom de " chaos constructif", a consisté à soutenir et promouvoir la rébellion Touareg dont la bastion est Kidal, puis d'utiliser des mercenaires en les faisant passer pour des terroristes. Pour garantir la réussite de cette stratégie, la France s'est proposée au Mali comme la force anti-terroriste capable de sauver le Mali. Cette duplicite lui a permis d'être maîtresse du jeu au plan sécuritaire : faire croire avec les opérations Barkhane et Takuba qu'elle combat le terrorisme mais en même temps soutenir et contrôler le terrorisme pour qu'il ne disparaisse pas et en tirer un motif pour rester indéfiniment au Mali, et en même temps, tuer de temps en temps quelques chefs terroristes et le médiatiser pour prouver qu'elle lutte bien contre le terrorisme.
Ce equilibrisme n'a pas fonctionné et le terrorisme a atteint 80% du Mali malgré la présence de la MINUSMA, une initiative Française pour protéger les rebelles Touaregs, et les opérations Barkhane et Takuba , plus le G5 Sahel également sous contrôle Français.
Cette situation anachronique et confuse a duré neuf ans durant lesquels des milliers de vies ont été perdues , avec des centaines de milliers de déplacés. Face à l'hécatombe les autorités de la transition et les populations Maliennes ont fini par comprendre l'agenda des Français et ont à l'unisson décidé de chasser la France et diversifier leur partenariat notamment avec les Russes- Turcs- Chinois.
Ceci constitue la vraie cause du sentiment anti-politique Française des Maliens plutôt que le résultat d'une quelconque propagande Russe.


2) Les erreurs du Leadership Français
Dans leurs relations avec les autorités Maliennes de transition , les dirigeants Francais ont commis trop d'erreurs.
Sans doute influencés par les écrivains et philosophes des 18 em et 18 em siècles, ils ont cru que les Maliens étaient des faibles d'esprit qu'ils pouvaient bousculer et insulter avec arrogance et condescendance, sans réaction de leur part. Ils ont eu la désagréable surprise de constater que c'était loin d'être le cas et que les dirigeants Maliens répondaient et replisuaient en rendant coup pour coup. Entre les Français qui pensaient pouvoir tout se permettre et les officiers et civils qui dirigeaient la transition Malienne qui n'entendaient en aucune façon se plier à leur volonté, le fossé s'est aggrandi et la rupture fut consommée.
Si les dirigeants Francais avaient pris le temps de revisiter l'histoire de la conquête coloniale en Afrique, ils auraient su que les Maliens n'ont jamais accepté la domination Française et qu'ils l'ont combattue dans toutes les régions malgré le déséquilibre entre les moyens de guerre.
Insulter et menacer les dirigeants Maliens était la plus grave erreur car les populations se sentaient elles-mêmes offensées. Ceci a largement contribué à la montée du sentiment anti-politique Française.

3) L'éveil des consciences dans les pays du Sahel
Toute révolution a besoin de trois choses: une idéologie, un leader et une organisation. Les Maliens ont l'idéologie Panafricaniste- souverainiste, un leader , le Colonel Assimi GOITA, et une organisation composée du gouvernement et des organisations de masses.
Ce qui se passe donc au Mali est une révolution dont la force réside dans le fait ,( rare en Afrique), que les populations et les dirigeants sont en phase et unis face à un adversaire commun : la France, ancienne puissance colonisatrice.
Cette communion de vues a été rendue possible surtout grâce à l'Internet qui permet aux populations d'être informées en temps réel sur l'évolution et les enjeux de notre monde.
Contrairement au cliché répandu en occident, les Africains ne sont pas plus naïfs ou stupides que les autres peuples. Ils étaient simplement sous informés et largement mal informés par les médias occidentaux.
De nos jours, l'éveil des consciences est incontestable et les populations sont même parfois en avance sur leurs dirigeants en terme d'information.
A cela s'ajoute la fin du mythe du modèle occidental et de son système démocratique qui sont désormais mis en cause par les populations , lesquelles s'interrogent sur leur pertinence et leur capacité à apporter développement et bonheur.

4) Les putschs et leur impact :
Le putsch au Mali est perçu différemment par les dirigeants Francais et les Maliens : pour les Français, il est inadmissible car contraire aux principes de la démocratie.
Pour les Maliens , il constitue une chance de recouvrer sa vraie indépendance en mettant de côté la classe politique, perçue comme bras armé de la France.
Les Maliens ont été renforcés dans leur position quand ils ont constaté le double standard de la France face aux putschs en Afrique : elle ne combat que les putschistes qui ne lui font pas allégeance. C'est ainsi que le fils Deby au Tchad et avant lui Damiba au Burkina ont été adulés et appelés présidents de Transition, tandis que Goita et Traore sont denigres et qualifiés de putschistes.
Ce double standard a renforcé la conviction des Maliens que la démocratie et les droits de l'homme ne sont que des prétextes pour la France et autres pays occidentaux et que seuls leurs intérêts stratégiques leur servent de boussole.


III - Les perspectives
L'avenir des relations entre le Mali et la France a peu de chances de s'améliorer dans la mesure où les dirigeants Francais continuent de vouloir faire plier les Maliens et décider de ce qu'ils doivent faire ou non.
Le patriotisme et le nationalisme des dirigeants de la transition Malienne d'une part, l'éveil des consciences des Maliens de l'autre, font que le Mali ne fera qu'avancer dans le sens de sa souveraineté et son indépendance réelle et totale.
La solution est pourtant toute simple : que les dirigeants Francais comprennent et acceptent que le Mali n'est pas leur propriété léguée par leurs ancêtres, mais un pays étranger libre de ses choix comme toutes les nations libres du monde.
En un mot, le jour où ils comprendront que la colonisation est terminée et que le Mali , tout comme le reste du monde, a évolué, une normalisation des relations avec le Mali serait peut-être envisageable.
IV - Conclusions
La France est à un tournant historique dans ses rapports avec l'Afrique en général et le Mali en particulier.
Le monde change et croire que l'Afrique est restée ce continent qui subissait et acceptait tout en gardant le silence est une erreur.
Le monde est ouvert et multipolaire et la France rame à contre-courant de la nature dialectique du changement des peuples.
Il lui revient de s'adapter ou perdre définitivement le reste d'influence qu'elle a au sein de ses anciennes colonies.
Mais rien ne sera plus comme avant avec les Africains.

CABINET Eureka - Mali.

06/10/2023
14/05/2023

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Objet : Les principales erreurs de la France au Mali.

BACKGROUND
Les relations entre le Mali et la France ; depuis la pénétration coloniale, n’ont JAMAIS été faciles : les Maliens n’ont JAMAIS accepté d’être colonisés par la France. Cette dernière n’a pu réussir à s’imposer que grâce à sa supériorité en termes d’armements et des manœuvres/manipulations divisant les différents rois pour mieux les dominer ensuite séparément.
Ce sentiment général de rejet et de défiance envers la France a persisté durant des décennies ; même si parfois certains dirigeants Maliens ont donné l’impression d’être francophiles.
Le présent Mémo fera une genèse et l’évolution des relations franco-Maliennes pour permettre de comprendre et expliquer la rupture actuelles des relations entre les deux pays.
ETAT DE LA QUESTION
La détérioration des relations entre le Mali et la France est à un niveau jamais égalé : renvoi réciproque d’Ambassadeurs, renvoi des troupes Françaises du territoire Malien, suspension des Médias Français, renvoi des ONG sur financements Français ? PLAINTE DU Mali contre la France à l’ONU pour soutien /complicité active avec les terroristes, attaques quotidiennes et violentes des Médias rattachés à l’état Français contre les autorités de la transition Malienne, pressions et sanctions contre le Mali suscitées et appuyées par la France, tentatives multiples de la France , y compris à l’ONU d’isoler le Mali , instrumentalisation des Droits de l’Homme par la France pour combattre la transition Malienne.
Cette rupture s’explique d’une part, par une perte de confiance des Maliens dans la sincérité de la France à lutter réellement pour éradiquer le terrorisme qui est le principal motif de la présence de ses soldats sur le sol Malien qui s’ajoute à l’arrogance et la condescendance des dirigeants Français dans leurs relations avec les autorités Maliennes.
De l’autre par l’amertume de la France de voir le Mali coopérer militairement avec la Russie,
(Qu’elle voit comme une compétitrice), dans la lutte contre le terrorisme, toute chose qu’elle considère comme un envahissement anormal de son « pré carré ».
PRINCIPALES ERREURS DE LA FRANCE
Dans leurs relations avec les Maliens, les dirigeants Français ont commis plusieurs erreurs, parmi lesquelles on peut retenir les suivantes :
Sollicités pour apporter un appui aérien et en renseignements par les autorités Maliennes en 2012, les Français ont d2ployé leurs troupes sur le territoire Malien à travers l’opération Serval.
Les Français ont dilapidé le capital de confiance et de sympathie qui avait pris naissance dans l’esprit et le cœur des Maliens suite à la réussite de l’opération Serval, en interdisant à l’armée Malienne d’entrer à Kidal, une ville Malienne, fief des rebelles indépendantistes. Cette décision des Français a été comprise par les Maliens comme la preuve irréfutable de la duplicité des Français dans le problème Touareg.
Les dirigeants Français ont unilatéralement créée l’opération Barkhane et l’ont déployé au Mali et dans quatre autre pays du Sahel, sous l’argument de la lutte contre le terrorisme. Au bout de neuf ans de présence, le terrorisme a gagné du terrain au lieu d’être éradiqué, avec les milliers de victimes et de déplacés.
Les dirigeants Français se sont opposés à toute négociation entre les autorités Maliennes et les terroristes d’origine Malienne, se sont opposées à l’appel, sans leur accord, d’autres partenaires par les dirigeants Maliens, tout en décidant de « contenir » le terrorisme plutôt que de l’éradiquer.
Les dirigeants Français, tout en interdisant aux responsables Maliens de faire appel à d’autres partenaires militaires, se sont arrogés le droit de faire venir sur le territoire Malien des troupes étrangères, notamment européennes, sans l’avis des autorités Maliens.
Les dirigeants Français, au plus haut niveau, ont fait de l’arrogance et de la condescendance leur méthode de règlement des conflits avec les autorités Maliennes. Ils ont ainsi insulté et dénigré les autorités Malienne simplement parce que le PM Malien a dit que la France a « lâché le Mali en plein vol » par son annonce unilatérale du retrait de Barkhane du Mali.
La France a créé de façon unilatérale et déployé au Mali une opération Européenne dénommée « Takuba ».
Les dirigeants Français ont ouvertement encouragé, soutenu et participé aux sanctions de la CEDEAO contre le Mali puis tenté à l’ONU, d’amener le reste du monde à appliquer au Mali les sanctions illégales et illégitimes de la CEDEAO.
La France a engagé une campagne médiatique tous azimuts contre le Mali après le retrait de ses troupes, pour faire croire à l’opinion internationale que la situation sécuritaire du Mali s’est dégradée à cause de ce retrait/
Les autorités Françaises ont tenté d’instrumentaliser les Droits de l’Homme, à travers la MINUSMA qu’elle contrôle, pour combattre la transition Malienne.
Les dirigeants Français ont été incapables de comprendre et accepter que les Maliens ne sont ni un peuple soumis ni un peuple intimidable et qu’avec eux, les menaces et les invectives pour les faire plier, ne fonctionneront jamais.
Les dirigeants Français ont sous-estimé les changements de mentalité au Mali et en Afrique en général de même que la montée d’une jeunesse assoiffée de liberté et décomplexée.


PERSPECTIVES
Les relations entre le Mali et la France ont atteint un niveau de détérioration si élevé qu’il est permis de douter de l’avènement rapide d’une normalisation.
Les dirigeants Français semblent incapables de revoir leur logiciel sur les Maliens en particulier et les africains noirs en général. Ils font preuve de condescendance et d’arrogance quand les Maliens attendent d’eux respect et relation d’égal à égal dans un esprit gagnant/gagnant.
Le fossé entre les deux pays est d’autant plus profond qu’il est à la fois idéologique, culturel et psychologique.
Les dirigeants Français persistent à voir l’Afrique et les africains sous les clichés qui leur ont été enseignés par les philosophes, écrivains et des siècles passés. Alors que les africains et les Maliens en particulier, désormais éduqués et bien informés sur les réalités et la marche du monde, n’entendent plus être sous la domination de quiconque.

V- CONCLUSION
Les Maliens éprouvent contre la politique Française un ressenti profond qui remonte de la période coloniale et qui s’est renforcé par la conviction que la France est le problème et non la solution dans la crise sécuritaire actuelle. Nombreux sont ceux qui sont convaincus que la France est la source du chaos du pays par son soutien évident à la rébellion Touareg. Son incapacité, durant neuf longues années, à éradiquer le terrorisme est comprise comme un manque de volonté qui cache mal son plan de rester toujours au Mali durant les prochaines décennies.
Eu égard à l’énormité du fossé qui sépare les positions des autorités des deux pays, une normalisation des relations sera difficile et laborieuse.

15/02/2023

MEMO
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Objet : Mali-France : Causes et conséquences possibles d’une rupture.

I – BACKGROUND
De l’accession à l’indépendance du Mali, un 22 septembre 1960, à nos jours, ses relations avec la France, ancienne puissance colonisatrice a évolué en dents de scie, avec beaucoup de bas et très peu de hauts.
En fait, les Maliens n’ont jamais été à l’aise et en confiance avec l’ancienne métropole, et cela en dépit des les différents changements de dirigeants dans les deux pays.
La venue au pouvoir d’un régime militaire au Mali et la réaction que cela a suscitée chez des dirigeants Français a conduit à la rupture des relations de coopération entre les deux pays.
Le présent Mémo portera sur l’analyse des causes, (lointaines et actuelles) de cette rupture et définira les perspectives nouvelles possibles pour les relations bilatérales entre les deux pays.


II- RAISONS LIEES A L’HISTOIRE
Pour comprendre la difficulté permanente qui a marqué les relations entre le Mali et la France, il faut remonter à la pénétration coloniale Française en Afrique en général et au Mali en particulier. Contrairement aux pays côtiers de l’Afrique, la France a rencontré une résistance farouche des populations du Soudan Français, actuel Mali. Fait singulier, cette résistance fut menée avec courage, malgré le déséquilibre en termes d’armement, dans toutes les régions du sud au grand nord du territoire Malien.
En fait les Soudanais de l’époque, toutes ethnies et cultures confondues ont subi la colonisation sans JAMAIS l’accepter et surtout pardonner aux Français. Cette défiance et ce désamour ont été transmis de générations en générations avec une opposition qui fut ouverte durant les premières années d’indépendance , moins visible sous les régimes Maliens issus de la démocratisation de 1991 , ( même si ces dirigeants n’en pensaient pas moins ), pour devenir ouvertement manifeste avec les générations X, Y, et surtout Z , c’est-à-dire les jeunes et très jeunes Maliens.

De façon absolue, les Maliens ont gardé définitivement dans leur esprit une méfiance, (et une défiance ?), à l’égard des anciens colonisateurs Français.

III- RAISONS LIEES AUX MAUVAIS CHOIX POLITIQUES DE LA FRANCE
Les dirigeants Français, à partir des années 2012, ont fait des choix, posé des actes et tenu des déclarations qui, graduellement mais inexorablement ne pouvaient que conduire à la rupture de relation constatée de nos jours.
Parmi ces mauvais choix, actes et déclarations on retiendra les suivants :
Lorsque début 2013, les autorités Françaises ont été saisies d’une demande de simple soutien aérien par les autorités de la Transition Maliennes pour combattre une coalition de djihadistes, elles l’ont saisie comme une bonne opportunité de faire débarquer au sol des soldats Français dans le cadre d’une opération Serval. Les Français ont-ils voulu prendre leur revanche après le renvoi des troupes Françaises du Mali par le premier Président Malien, Modibo KEITA ? Mais les dirigeants Français vont commettre une autre erreur : les soldats Français et Maliens ont libéré ensemble les régions de Tombouctou et Gao, puis les forces françaises ont interdit aux soldats Maliens d’entrer dans Kidal, pourtant bastion des indépendantistes Touaregs. Les Maliens qui savent que c’est la France qui a soutenu médiatiquement, politiquement et matériellement le MLNA, mouvement séparatiste Touareg, en a tiré la seule conclusion qui vaille : La France soutient les séparatistes pour diviser le Mali. La confiance, base de toute coopération venait d’être rompue définitivement et tous les discours et professions de foi des dirigeants Français successifs, n’y changeront RIEN.
Les Français ont eu la mauvaise idée de vouloir appliquer au Mali la fameuse « stratégie du chaos » ou « Chaos constructif », déjà tentée sur d’autres continents mais sans succès, en utilisant le prétexte de la lutte contre le terrorisme. Pour justifier le maintien au Mali de leurs troupes , les Français ont lancé en 2014 , l’opération Barkhane de façon unilatérale pour ensuite lui donner une forme de légitimité à coups de menaces à peine voilées , des pauvres présidents Africains du Sahel. Cette opération, outre que ses ambitions affichées étaient trop au-dessus de ses capacités réelles, avait vocation de s’inscrire dans la durée, vingt voire cent ans. L’objectif inavoué n’était pas de mener une lutte acharnée contre les terroristes pour éradiquer le phénomène, mais plutôt de le maintenir en permanence à un certain seuil dit « acceptable », sans se soucier du fait que, entre temps, ce sont des centaines de Maliens qui étaient tués presque au quotidien. Dans le même temps, les dirigeants Français se sont ouvertement opposés à la fois, à toute négociation des Maliens avec les terroristes Maliens et à toute volonté de faire appel à une autre puissance pour combattre des terroristes que Barkhane n’arrivait pas à vaincre en neuf ans de présence. Les Maliens n’avaient plus que deux options : se plier à la volonté Française et accepter le statu quo, avec les tueries interminables et l’occupation de 80% du territoire national par les terroristes ou bien diversifier leurs partenaires en matière de défense en faisant appel à la Russie-Turquie et autres.


Les dirigeants Français, en réaction à l’appel des Russes par les Maliens, ont engagé un combat ouvert et tous azimuts contre les autorités de la Transition Malienne. Les attaques se déroulèrent sur plusieurs fronts et de façon simultanée : diplomatiquement, ils ont mené des actions pour vilipender les autorités Maliennes, les discréditer pour isoler le Mali du reste du monde ; Ils ont en outre poussé ouvertement la CEDEAO à prendre des sanctions illégales-illégitimes-inhumaines contre le Mali pour entrainer un soulèvement populaire qui mettrait fin au pouvoir des autorités de transition. Au plan médiatique les médias rattachés ou sous influence des autorités Françaises, (RFI/France 24), ont rivalisé d’ardeur dans le dénigrement des autorités de la transition Malienne. Ces médias, tout comme les dirigeants Français eux-mêmes, par peur des Russes, ont toujours prétendu que le Mali ne coopère qu’avec le groupe paramilitaire Wagner quand bien même le monde entier voyait des Ministres Maliens à Moscou en entretien ou en train de signer des accords avec des Ministres Russes. Dans le même temps les dirigeants Français au plus haut niveau ont pris la liberté d’insulter, narguer et vilipender les autorités Maliennes de la transition, qualifiées tour à tour de junte, d’indignes, d’enfants de deux coups d’état, ayant zéro légitimité, etc. Mais la réponse à de toutes ces agitation a été cinglante et sans appel : renvoi de l’Ambassadeur Français du Mali, suspension de RFI/France 24, renvoi de l’opération Barkhane, de l’opération TAKUBA, sortie du G5-Sahel , le tout couronné par une plainte du Mali à l’ONU contre la France accusée de renseigner, armer et financer les terroristes qu’elle était censée combattre. La rupture a été définitivement consommée.

IV- RAISONS LIEES A LA CONJONCTURE INTERNATIONALE
La principale erreur commise par les dirigeants Français dans leurs confrontations avec les autorités en charge de la transition Malienne est de n’avoir pas et toujours pas compris que l’Afrique en général et les Maliens en particulier avaient évolué à un niveau qu’ils n’imaginent pas. Désormais connectés et en temps réel au reste du monde, grâce à Internet, dirigeants et populations Maliennes sont bien informés des enjeux géopolitiques et géostratégiques de notre époque. C’est aussi et surtout d’avoir cru les Maliens stupides et idiots alors qu’ils étaient simplement sous-informés, voire mal informés ou simplement manipulés par les médias étrangers en général et Français en particulier.
De quoi il est résulté que toutes leurs stratégies et approches échouaient pour avoir largement sous-estimé la faculté de compréhension, d’analyse, et la capacité de réagir de ceux auxquels ils avaient à faire.

Leur plus grand échec aura été que leurs médias, vecteurs de propagande et de manipulation de l’opinion des Maliens, ont été décrédibilisés et finalement neutralisés.
Le célèbre écrivain Américain Robert Greene disait : « Si vous contrôlez la perception de la réalité d’un Homme, vous contrôlez cet Homme ». En perdant la possibilité de contrôler la perception des Maliens des réalités de leur pays et celles du monde, les Français ont perdu le contrôle des Maliens, pour le grand bonheur de ces derniers.
En définitive, c’est l’incapacité atavique des dirigeants Français de comprendre que les Maliens ont changé, de remettre en question leurs approches et stratégies en les adaptant à ce changement, qui aura conduit à la rupture de leurs relations avec le Mali.
Ils n’ont pas réussi à comprendre et à intégrer le fait que les Maliens actuels ne sont plus les ignorants /stupides / idiots et paresseux hommes noirs décrits par les écrivains et philosophes des 18/19 em siècles. Leur arrogance, leur ambiguïté, leur duplicité, (être à la fois avec les rebelles et l’état, être à la fois avec les présidents au pouvoir et leurs opposants) et enfin leur condescendance auront été pour beaucoup dans le sentiment général de rejet qu’ils suscitent au Mali et au Sahel.

V- PERSPECTIVES
Bien Malin qui pourrait dire dans quel sens ou comment évolueront, à moyen ou long terme, les relations entre la France et le Mali.
Toutefois, une analyse critique des réalités et de l’état d’esprit des dirigeants des deux pays et du ressenti actuel de la population Malienne, permet de dire que la normalisation des relations sera difficile, voire impossible sans certains préalables.
La crise de confiance entre les Maliens à l’égard des dirigeants Français a atteint un tel niveau qu’il faudra que ces derniers réussissent un virage à 180 degrés : changer leur logiciel pour adapter leur approche aux réalités actuelles du Mali. La question à ce niveau est : seront-ils capables de le faire ?
Ils devront faire une autocritique objective pour corriger les erreurs du passé. Ils devront mettre un terme aux campagnes médiatiques hostiles à l’encontre des dirigeants, l’armée et le peuple Maliens.
Il leur faudra fondamentalement changer l’esprit et la lettre de leur politique Africaine en évitant le paternalisme, la condescendance, l’arrogance pour privilégier le respect mutuel et la logique du gagnant/gagnant.
Le Mali, pour sa part, a toujours dit être ouvert à tous les peuples sans exclusive, mais à condition que le partenaire respecte le Mali, ses choix de partenariats et la prise en compte des intérêts bien compris des populations Maliennes dans les accords. Faut-il rappeler que le Mali n’a pas chassé la France mais que ce sont les dirigeants Français qui ont déclaré « Nous partons si les Russes viennent ».
Les dirigeants Français ne peuvent pas prétendre avoir accordé l’indépendance au Mali et, en même temps, garder le pouvoir de décider avec qui le Mali doit coopérer ou non.


VI- CONCLUSIONS
Les relations entre nations connaissent parfois des hauts et des bas dans la mesure où chaque pays défend ses intérêts et qu’il peut arriver que les intérêts soient divergents.
Les règles et principes qui régissent les relations entre nations libres et indépendantes et les dispositions du Droit International sont claires, sans ambigüité et connues de tous.
Observer ces règles /principes est source d’entente et de bonne coopération, comme les enfreindre conduit fatalement à des conflits et à des crises entre pays souverains.

12/01/2023

MEMO
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Objet : Crise Malienne : la victoire est certaine
et inéluctable.


I- BACKGROUND

Le Mali est un grand pays de l’Afrique de l’ouest, par son histoire, sa géographie et son peuple. Il a évolué durant des millénaires dans la paix et la cohésion entre ses diverses communautés.

Depuis 2012, dans l’imaginaire populaire, le nom Mali est devenu synonyme de terrorisme-guerre-conflit-instabilité-désaccord avec des pays étrangers.

Le présent Mémo portera sur la genèse et l’évolution de la crise, le long processus de l’éveil des consciences des Maliens, puis les motifs d’espoir d’une victoire.

II- GENESE ET EVOLUTION DE LA CRISE

La crise Malienne doit être lue et comprise à travers le rôle joué par la France, ancienne puissance coloniale, qui se retrouve à toutes les étapes du processus, du début à la fin.

Lentement mais de façon graduelle, la France a œuvré à la destruction de la stabilité et de la cohésion du Mali, à travers des actions avérées et incontestables :

La France a :
Soutenu et encouragé le mouvement armé séparatiste Touareg le MLNA et lui a donné une tribune et une audience internationale contre l’état Malien.

Organisé et orienté les Touaregs Maliens à cesser tout soutien à Kadhafi et revenir au Nord du Mali sous la promesse de les aider à avoir leur indépendance.

Empêché, suite à l’opération SERVAL, les militaires Maliens à entrer dans Kidal pour désarmer les rebelles et mettre fin à la rébellion.

Tiré prétexte de la réussite de l’opération SERVAL pour se lancer dans une reconquête du Mali à travers l’opération Barkhane, décidée unilatéralement avant d’être légalisée au forceps par la pression sur les chefs d’état du Sahel à PAU.

Entretenu durant neuf ans une présence militaire permanente sans jamais réussi, (ou voulu ?), éradiquer le terrorisme qui en sa présence s’est étendu sur l’ensemble du territoire Malien.

Fait une opposition farouche, à la fois, à tout dialogue avec les djihadistes et à toute coopération militaire du Mali avec d’autres pays tels Russie et Turquie.

Engagé une lutte tous azimuts contre le Mali et tenté de l’isoler dans le monde pour le punir d’avoir fait appel à la Russie afin de mener une guerre qu’elle-même a été incapable de gagner en presque dix ans.

Poussé la CEDEAO, l’organisation sous Régionale ouest africaine à prendre des sanctions illégale-illégitimes-injustes et inhumaine contre le Mali et appelé le reste du monde à isoler le Mali.

Engagé une campagne médiatique hostile contre le Mali pour tenter de faire croire, en vain, que la situation sécuritaire s’est fortement dégradée avec la présence des Russes au Mali et après le retrait de Barkhane.

III- EVEIL DES CONSCIENCES DES MALIENS ET SURSAUT NATIONAL

Les noirs en général et les Maliens en particuliers ne sont ni stupides ni idiots : ils étaient simplement ignorants des vraies informations et des enjeux internationaux qui touchent leurs pays.

L’accès à l’Internet a comblé rapidement ce déficit d’informations et a permis aux Maliens de comprendre beaucoup de choses dans le fonctionnement du monde actuel et surtout ce qui concerne le Mali.

Ils se sont posé des questions et ont interrogé certains faits qui paraissaient évidents :

Pourquoi le djihadisme s’est propagé de façon alarmante en dépit de la présence de plus de trente mille soldats étrangers sur le sol Malien ?

Comment Barkhane a pu voir avec ses satellites des personnes en train d’ensevelir des corps à Gossi mais a été incapable de voir des centaines de djihadistes à motos ?
Pourquoi les djihadistes n’attaquaient jamais les troupes de Barkhane ?

Qui fournit les motos neuves et de même marque, du carburant, des
munitions et des salaires aux djihadistes ?

Pourquoi les avions Maliens ont été interdits de vol sur le territoire Malien par Barkhane ?

Au nom de quoi les autorités Françaises pouvaient faire déployer des forces de pays étrangers au Mali sans que les autorités Maliennes aient le droit de faire appel à des partenaires pour défendre le territoire national ?

Autant de questions ont créé et renforcé une prise de conscience générale chez les Maliens qui ont conclu définitivement que la France n’est ni un partenaire loyal ni fiable et que si les choses devaient continuer de la même façon, il faudra vingt ans ou plus pour que la sécurité soit rétablie au Mali.

Cette frustration a conduit les Maliens dans leur écrasante majorité à se tourner vers la Russie, un partenaire dans le domaine militaire depuis son indépendance en 1960.

L’arrivée au Mali des Russes a créé une panique et une hystérie démesurées au sein des autorités Françaises qui ont lancé contre le Mali une offensive sur deux fronts : diplomatique et médiatique. Les deux furent des échecs

IV- MOTIFS D’ESPOIR POUR LE MALI

Contrairement au battage médiatique Français tendant à faire croire à l ‘opinion internationale, mais surtout africaine-francophone que le Mali brule depuis le retrait de Barkhane, la fourniture d’équipements militaires, (avions et armements), et l’assistance sur le terrain d’instructeurs Russes ont eu un impact positif sur la situation sécuritaire du Mali.

Le Mali ne connait plus d’attaques et occupations de camps militaires par les forces hostiles, de nombreuses localités ont été libérées de l’emprises des Groupes Armés Terroristes-G*T , des milliers de déplacés sont retournés vivre chez eux . Au plan purement militaire, la peur a changé de camp : ce sont les G*T qui sont désormais aux abois et en débandade.

Au plan socio-politique, fait rare en Afrique, les autorités et les populations sont en phase par rapport aux choix des partenaires pour la défense de la patrie et surtout l’identification de la France comme le vrai problème et non la solution.

Cette communion de vue constitue la véritable force des autorités de la transition Malienne et une union sacrée capable de résister à toutes les manœuvres et manipulations d’où qu’elles viennent.

Elle constituera le pilier de la lutte de la transition Malienne pour l’avènement d’un Mali nouveau, souverain et réellement indépendant.

V- CONCLUSION

Le Mali revient de loin : le pays a été au bord de la dislocation et de la désintégration en tant que nation.

Pris en tenaille entre une rébellion armée, le terrorisme et des conflits inter-communautaires, les Maliens dans leur écrasante majorité, ont puisé dans leur histoire et leur culture les ressources nécessaires pour s’unir, faire front à l’adversité et sauver leur patrie.

Il leur appartiendra de maintenir ce cap tout en restant vigilants face aux menées subversives de l’ancienne puissance coloniale et de quelques ennemis internes qui continuent à s’investir pour perpétuer la domination Française.

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Bamako
223

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