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بمناسبة حلول السنة الجديدة 2023، يسعدنا أن نتقدم لكم بأخلص التهاني وأطيب المتمنيات، وأن تدخلها عليكم جميعا بالصحة والعاف...
31/12/2022

بمناسبة حلول السنة الجديدة 2023، يسعدنا أن نتقدم لكم بأخلص التهاني وأطيب المتمنيات، وأن تدخلها عليكم جميعا بالصحة والعافية والهناء، وعلى بلدنا بمزيد من الاستقرار والازدهار والنماء.
سنة سعيدة وكل عام وأنتم بألف خير.

La blépharite est une pathologie fréquente touchant des personnes de tout âge. Les causes sont multiples.Elles peuvent ê...
17/09/2021

La blépharite est une pathologie fréquente touchant des personnes de tout âge.

Les causes sont multiples.
Elles peuvent être antérieures, postérieures mais en réalité, elles sont mixtes le plus souvent.
On parle de blépharite antérieure lorsque le bord externe près des cils est atteint. Des croûtes jaunâtres apparaissent à la racine des cils. Elles sont le plus souvent asymptomatiques.
La forme principale des blépharites postérieures est un dysfonctionnement des glandes de Meibomius. Elles induisent des blépharites chroniques.
Plusieurs causes sont responsables de l’inflammation de ces glandes :
infectieuses (staphylocoque, demodex)
allergiques (cosmétique, pollen)
dermatologiques (rosacée, eczéma ou psoriasis)
séborréhiques (hypersécrétion des glandes qui provoque la formation de croûtes et de squames)
Les blépharites chroniques prédisposent à la sécheresse oculaire, à la formation d’orgelets et de chalazions récidivants.
Le patient présente les symptômes suivants :
paupières collées au réveil, une gêne oculaire (inconfort-douleur surtout au réveil), une sensation de brûlure, un larmoiement, une sensation de corps étranger, une intolérance aux verres de contact, un flou visuel.

05/02/2021

Gastrite

La gastrite:
▪️La gastrite correspond à une inflammation de la muqueuse de l'estomac.
▪️peut être aiguë ou chronique.
▪️ peut en effet apparaître brutalement, les brûlures d'estomac ou les difficultés à digérer disparaissant en quelques jours.
▪️peut aussi revenir régulièrement et évoluer sur plusieurs années.

Role de la muquesuse de l'estomac

La muqueuse de l'estomac:
▪️protège la paroi de cet organe des sécrétions acides produites lors de la digestion.
▪️joue un rôle de barrière.

NB: Sans protection, la paroi de l'estomac serait attaquée puis creusée par les différentes substances produites par l'organisme pour digérer les aliments.

Un ulcère résulterait inévitablement de ces attaques acides.

Causes
▪️Elles ne sont pas toujours connues.

Mais de nombreux paramètres ou maladies peuvent fragiliser la muqueuse de l'estomac et augmenter les risques de développer une gastrite.

▪️ La gastrite aiguë peut ainsi être due à un médicament, notamment à un anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) pris sur une longue durée ou un corticoïde, un stress ou de l'anxiété.

▪️La gastrite chronique est elle fréquemment provoquée par la bactérie Helicobacter pylori. Le tabac ou l'alcool peuvent également être responsables de son apparition.

▪️D'autres causes, moins fréquentes, existent. On peut citer le reflux biliaire ou la gastrite autoimmune, associé ou non à d’autres maladies autoimmunitaires comme la maladie de Biermer.

Symptômes
Une gastrite n'a pas toujours de signes apparents. Les symptômes possibles sont :

▪️Douleurs abdominales, surtout dans la partie supérieure de l’abdomen
▪️Brûlures d'estomac, qui peuvent s’aggraver ou diminuer avec l’alimentation
▪️Difficultés à digérer, indigestion, sensation de plénitude ou de ballonnement après un repas léger
▪️Nausées
▪️Vomissements
▪️ Perte d'appétit
▪️Sang dans les vomissements (de couleur café) ou les selles (de couleur noire).

Personne a risque

Les personnes âgées ont un risque plus élevé de développer une gastrite, simplement parce que les années fragilisent la muqueuse de l'estomac. De plus, les infections à Helicobacter pylori sont plus fréquentes chez les personnes âgées.

Facteurs de risque

Les facteurs qui augmentent le risque de développer une gastrite sont divers. Les personnes infectées par la bactérie Helicobacter pylori ont un risque supérieur de souffrir d'une gastrite. Cependant la présence de la bactérie chez l'homme est très fréquente. Les scientifiques n'expliquent pas clairement pourquoi certaines personnes, porteuses de H. pylori, vont développer une maladie de l'estomac et d'autres non. Certains paramètres comme le tabac ou le stress (et particulièrement le stress subit lors d’une chirurgie majeure, d’un trauma important, de brûlures ou d’infections sévères) pourraient entrer en jeu.

Les autres facteurs de risque d'une inflammation gastrique sont la prise régulière de médicaments (aspirine, ibuprofène, naproxène, qui est également un AINS) ou la consommation excessive d'alcool. L'alcool fragilise en effet la muqueuse de l'estomac.

Diagnostic

Il se base sur les symptômes décrits par la personne atteinte mais surtout sur une endoscopie des voies digestives.

Cet examen permet au médecin de visualiser la paroi de l'estomac. Un tube contenant l'endoscope est introduit dans la gorge, l'œsophage et l'estomac. Ainsi une inflammation peut être détectée et évaluée.

Un prélèvement (biopsie) de la muqueuse gastrique permet de confirmer le diagnostic et parfois de déterminer la cause de la gastrite. Une analyse de sang est souvent conseillée.

Complications

Une gastrite chronique peut augmenter le risque de développer un ulcère ou en cancer de l'estomac.

Prévention
La prévention de la gastrite est possible en adoptant des mesures simples et en évitant les facteurs de risque qui peuvent être responsables de l'apparition de la maladie.

Les mesures préventives de base:
▪️L'arrêt du tabac et une consommation modérée d'alcool devraient être envisagés.
▪️Gérer son stress ou surveiller sa prise d'anti-inflammatoires non stéroïdiens pourrait aussi limiter les risques de développer une gastrite.
▪️ En cas de gastrite aiguë, il est possible de soulager certains symptômes en adoptant une bonne hygiène de vie.
▪️Mastiquer davantage et limiter les repas trop copieux peuvent réduire l'apparition des brûlures d'estomac.
▪️Réduire la consommation de produits acides ou épicés, Alcool, café, qui agressent l'estomac, sont à éviter.
▪️Réduire sa consommation de boissons gazeuses
▪️Les repas légers, composés d'aliments liquides, de céréales et de fruits et légumes sont parfois conseillés.

Traitement
▪️Le traitement démarre par la prise en charge des facteurs responsables de l'apparition de la gastrite (quand on les connaît !). Ainsi, le médecin pourra proposer l'arrêt des AINS mis en cause jusqu'à ce que les symptômes disparaissent.

▪️En cas de gastrite aiguë, qui ne dure généralement que quelques jours, le médecin peut inciter son patient à prendre des repas liquides, qui permettent à l'estomac de se reposer. Des antiacides peuvent soulager.

▪️En cas de gastrite chronique, la prise en charge est différente. Si elle est due à la présence de la bactérie Helicobacter pylori, un traitement antibiotique est démarré (par exemple de l'amoxicilline et de la clarithromycine). A cela peuvent s'ajouter des pansements gastriques, des médicaments contre les douleurs ou qui réduisent l'acidité gastrique comme les inhibiteurs du récepteur H2 de l'histamine également appelés antihistaminiques-H2 ou les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP comme l'ésoméprazole, le lansoprazole, l'oméprazole, le pantoprazole et le rabéprazole).

01/12/2020

LA GRIPPE
12 avril

I. Définition :
C’est une maladie virale aiguë et hautement contagieuse, peut entraîner des complications pulmonaires graves. Surtout chez les sujets âgés et les insuffisances respiratoires. Elle procède par poussées épidémiques particulièrement marquée pendant la saison froide.

II. Épidémiologie :
a. Agent causal:
C’est un mixovirus identifié sous forme de 3 souches distinctes
Myxovirus influenzae A
Myxovirus influenzae B
Myxovirus influenzae C

Les virus sont de forme sphérique et peuvent se développer au niveau des muqueuses des voies aériennes
b. Apparition:
La grippe apparaît
Ou bien sous forme épidémique
Ou sous forme de cas sporadique

c. Réservoir:
C’est l’homme, la source d’infection, en sont les secrétions de la bouche, du nez, des poumons infectés.

d. Transmission:
Le virus de la grippe est réputé lors de la transmission par gouttelettes aériennes. Cette transmission est limitée aux 3 premiers jours au lit
III. Clinique:
1.Type de description ; la grippe commune:
1.1.Incubation:1 à 3 jours

2.1.Début:Brutal et se manifeste par ;
· Malaise général
· Céphalées
· Courbatures (des douleurs musculaires)
· En quelques heures, il y’a la période d’état, elle est caractérisée par 3 syndromes

3.1. Syndrome général:
· Fièvre de 39 à 40°c ,
· Asthénie, Anorexie,
· Dégoût du tabac et parfois herpès

4.1 Syndrome douloureux:
· Céphalées frontales et sus orbitaires,
· Impression de tension oculaire,
· Courbatures au niveau du dos et du cou

5.1 Syndrome respiratoire:
· Éternuement,
· Nez bouché,
· Picotement du larynx Quelques fois rougeur de la conjonctive avec larmoiement
· L’évolution se fait vers la guérison entre 3 à 4 jours
· Parfois aspect particulier de la courbe thermique qui décrit un V grippal.

V. Complications:
Soient parfois mortelles caractérisées par ;
· Bronchopneumonie à surinfection bactérienne peut intervenir chez les vieillards ou chez les sujets ayant des insuffisances respiratoires chroniques, les cardiopathies et les maladies rénales.

VI. Prophylaxie:
· Généralement on isole le malade
· Désinfection stricte des locaux
· Vaccination indiquée chez ;
Insuffisance respiratoire
Cardiaques et sujets âgés
Les bronchitiques chroniques et les asthmatiques

Malheureusement les souches du virus varient fréquemment d’une épidémie à l’autre. Il n’est pas alors certain que le vaccin utilisé contienne les antigènes de la future poussée épidémique. Par conséquent, la vaccination doit être répétée en utilisant le vaccin qui sera proche le plus de la souche prévue pour la vague épidémique suivante.

VII.Traitement:
Il es prescrit par le médecin,
· Il ne porte pas de médicaments spécifiques, mais à titre symptomatique qui peut être envisager pour prévenir les complications
· Repos au lit
· Alimentation légère
· Boissons chaudes et abondantes
· Antitussifs, Antalgiques et antipyrétiques
· Les antibiotiques seront réservés pour les sujets fragiles et tarés (sujet âgé, cardiopathie, pneumopathie chronique)

23/11/2020

Un malaise :
▪️est une sensation subjective désagréable qui englobe fatigue, perte de tonus musculaire, troubles de la vigilance, pouvant aller jusqu'à la perte de conscience.

Les différentes catégories de malaise
▪️Le malaise sans perte de connaissance, qui peut se manifester par une "sensation d'inconfort" (vertige, difficultés respiratoires, anxiété) ou des palpitations, des crises d'angoisse ;
▪️La syncope , qui correspond à une perte de connaissance soudaine et temporaire, avec chute éventuelle. La personne est alors toute pâle et molle, ne répond pas aux stimulus externes, avant de reprendre connaissance ;
▪️Le malaise lipothymique ou lipothymie, qui correspond à une "syncope avortée".
La personne qui en est victime a une sensation de l'arrivée imminente d'une perte de connaissance, d'un évanouissement mais garde plus ou moins ses esprits, avec des troubles de la vue (voile noir), une pâleur, un ramollissement des jambes et éventuellement une chute, puis retour à la normale.

Causes
Elles sont très nombreuses, des plus banales aux plus graves.

Parmi les causes les plus fréquentes :
A) Lipothymie :
▪️Très fréquente
▪️elle ne correspond pas à une cause précise.
▪️En général elle survient quand se mêlent à des degrés divers, stress, chaleur, déshydratation, hypoglycémie ou fatigue. C'est plus un "gros coup de fatigue" brutal avec impossibilité à rester debout "
▪️Elle dure en général quelques minutes avec retour à la normale.

B) Malaise vagal :
▪️Il est dû à un déséquilibre entre le système nerveux parasympathique qui ralentit la fréquence cardiaque et le système nerveux sympathique qui l'accélère.
▪️Très fréquent
▪️ il survient lorsque le sujet à chaud, de préférence s'il est à jeun, stressé ou fatigué. Les troubles digestifs
favorisent également la survenue d'un malaise vagal.
▪️Il est de courte durée en général

C) Syncope :
▪️Elle est due à un trouble du rythme
cardiaque, brutal, qui entraine un bas débit cérébral et une perte de connaissance brève et totale.

D) Hypoglycémie :
▪️La baisse du taux de glucose dans le sang (principal "carburant" du cerveau,) entraîne un ensemble de
symptômes avec sueurs, flou visuel, bouche sèche, fatigue, troubles de l'attention et de la vigilance pouvant aller
jusqu'à la perte de connaissance complète.
▪️L'hypoglycémie est en générale progressive et se corrige avec l'absorption de sucre.
▪️Elle survient chez les diabétiques traités ou après un effort intense et prolongé.

E) Accident vasculaire cérébral (AVC) :
▪️Un accident vasculaire cérébral
▪️peut se manifester par
une perte de connaissance brutale.
▪️D'autres symptômes sont souvent associés, comme une paralysie d'un membre ou de l'hémiface, des troubles visuels ou des difficultés d'élocution.

F) Angoisse, stress, panique, choc émotionnel :
▪️Ils peuvent entrainer des épisodes de troubles de l'équilibre et de baisse du tonus, des problèmes visuels, voire une perte de connaissance.

G) Crise d'épilepsie :
▪️C'est une perte de connaissance brutale
associée à des mouvements anormaux, une respiration bruyante et une amnésie totale de la crise.
▪️ Elle est en général facile à reconnaître mais il existe des formes plus complexes à identifier.

Autres causes :
▪️le stress
▪️ l’anxiété
▪️l’angoisse
▪️ la panique
▪️un choc émotionnel (malaise émotionnel)
▪️des phobies
▪️Fatigue
▪️une forte chaleur
▪️la déshydratation
▪️la prise de certains médicaments
▪️station debout prolongée

Signes et Symptômes

En fonction de la cause et du terrain, il est susceptible de semanifester de nombreuses manières.
Il peut associer les signes et symptômes
suivants :
▪️Fatigue
▪️faiblesse et perte d'énergie pouvant entrainer une
chute
▪️Perte de connaissance
▪️Vertige
▪️ perte d'équilibre ou sensation d'instabilité
Nausées, vomissements
▪️Céphalées
▪️Pâleur
▪️Sueurs
▪️bouffées de chaleur
▪️Troubles de la vision, de l'audition

Quelles sont les personnes à risque de malaise ?
Etant donné les différentes formes de malaises, tout le monde
est concerné par le risque de malaise.
Néanmoins, certaines
personnes sont plus à risque, tels que :
▪️les personnes âgées
▪️les femmes enceintes
▪️les personnes hypertendues
▪️les personnes épileptiques.

Que faire en cas de malaise ?
▪️Dans tous les cas, laisser la personne allongée sur le sol, en position Latérale de Sécurité, ou les membres inférieurs surélevés
en cas de malaise vagal.
▪️Si la cause est évidente et facile à
corriger (apport de sucre si hypoglycémie, diminution de la chaleur, surmenage, correction des troubles digestifs), les signes
s'estompent rapidement avec un peu de repos

Quand consulter les urgences ?
Il faut consulter en urgence si :
▪️Perte de connaissance complète, même très brève
▪️Répétition des malaises
▪️Existence de convulsions
▪️Douleurs thoraciques, difficultés respiratoires
▪️Signes neurologiques : paralysie, troubles de la parole ou de la vision, céphalées…

Comment prévenir un malaise ?
La survenue de certains malaises peut être évitée grâce à certaines mesures préventives :
▪️adopter une alimentation saine et équilibrée
▪️maintenir une hygiène de vie saine
▪️pratiquer une activité physique régulière
▪️limiter les facteurs stressants.

26/10/2020

Le syndrome métabolique : un deuxième souffle pour les fibrates ?

Jean-Louis Schlienger
Par le Pr Jean-Louis Schlienger (Strasbourg) [Déclaration de liens d'intérêts]

Use of fibrates in the metabolic syndrome : a review
Shipman KE, Strange RC, Ramachandran S
World J Diabetes 2016 ; 7:74-88

Il est à présent bien établi que le duo « HDL-cholestérol bas – hypertriglycéridémie » constitue la dyslipidémie athérogène commune la plus signifiante. C’est à ce titre qu’elle a été intégrée dans la définition du syndrome métabolique.
Les fibrates, activateurs du PPAR α, en sont le traitement le plus pertinent du fait de leur capacité à élever le HDL-c et à diminuer les triglycérides. En théorie du moins car à l’épreuve des essais thérapeutiques, les fibrates font assez pâle figure lorsqu’il s’agit de corriger le risque cardiovasculaire.

Les résultats des grands essais thérapeutiques - Bezafibrate Infarction Prevention (BIP), Fenifibrate Intervention and Event Lowering in Diabetes (FIELD) ou Action to Control Cardiovascular Risk in Diabetes (ACCORD-lipid) - sont décevants, controversés et fragiles en dehors de niches comme la prévention de la microangiopathie rétinienne.

Une méta-analyse comportant 18 essais et plus de 45.000 patients a résumé 40 ans d’essais des fibrates sans parvenir à convaincre en termes de réduction de la mortalité globale en dépit d’une diminution modeste des évènements cardio-vasculaires majeurs.
Chez les sujets diabétiques, et sous condition d’un bon contrôle glycémique, ne demeurait que l’effet favorable sur la micro-angiopathie alors que les statines triomphaient.
Le propos des auteurs de cette r***e a été manifestement de réhabiliter les fibrates et de leur redonner une place dans la stratégie de la gestion du risque cardio-vasculaire au motif que la dyslipidémie la plus fréquente (et de ce fait la plus athérogène) est plus accessible aux fibrates qu’aux statines, ne craignant pas d’entonner cette antienne qui a bien du mal à se concrétiser dans la pratique qui fait de l’association statine-fibrate l’arme absolue chaque fois qu’il existe une diminution du HDL-C et une hypertriglycéridémie.
Autrement dit la présence d’un syndrome métabolique chez le diabétique de type 2 devrait bénéficier de la prescription d’un fibrate indépendamment de l’élévation du LDL-C qui relève d’un traitement par statine.

Malheureusement après plus de 40 ans d’existence des fibrates, il reste à prouver que cette attitude est davantage qu’une posture étayée par l’amélioration de constantes biologiques et qu’elle fait sens en termes de pronostic. En l’état, il n’y a pas de certitudes quant à l’intérêt spécifique des fibrates chez des sujets à haut risque ayant un syndrome métabolique.
Date de publication : 31 Mars 2016

26/10/2020

Diabète gestationnel

L’obésité maternelle et le diabète gestationnel (DG) qui interagissent avec la régulation énergétique et hormonale du placenta, sont tous deux responsables de perturbations néo-natales à type de prématurité et de dystocie.

Pour préciser la part respective de l’obésité et du DG sur les modifications de l’expression des gènes placentaires, Martino et coll. ont exploré divers marqueurs métaboliques sur les placentas obtenus lors de l’accouchement de femmes enceintes de poids normal, obèses, atteintes d’un DG isolé ou associé à une obésité.
Dans cette série, le risque de prématurité et de césarienne apparait plus élevé chez les femmes qui présentent un DG à la 34ème semaine de la grossesse. L’obésité maternelle est associée à une modification des gènes placentaires des marqueurs du stress oxydatif et des capteurs énergétiques : mTOR, enzyme impliquée dans la prolifération cellulaire est diminuée alors que UCP2, enzyme « brûleuse » de graisse, et SIRT-1 qui protège contre le stress oxydatif sont toutes deux surexprimées.
Dans le placenta provenant des mères obèses avec un DG c’est l’expression de l’AMPK, enzyme participant à la régulation du métabolisme énergétique, qui est réduite cependant que le régulateur d’aval de mTOR est augmenté. La diminution de l’expression de l’ARNm de l’AMPK au cours du DG qui n’est pas constatée au cours de l’obésité seule et la suppression de l’expression du gène mTOR chez les mères obèses sont les indicateurs de mécanismes de contrôle complémentaires.

Les perturbations de l’homéostasie énergétique placentaire répondent donc à une expression différente des gènes régulant la taille, la fonction et la sensibilité endocrinienne placentaires selon qu’il existe une obésité ou un diabète.
L’obésité maternelle mais non le DG contribue à l’augmentation du poids du placenta alors que l’adaptation placentaire aux substrats énergétiques est comparable dans ces deux situations. Ces différences semblent médiées par l’homéostasie glucosée, notamment en fin de grossesse, ce qui justifie un contrôle spécifique strict de la glycémie, tel qu’il est préconisé en pratique.

22/07/2019

Bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO)

Définition

la BPCO est caractérisée par une obstruction lente et progressive des voies aériennes et des poumons, associée à une distension permanente des alvéoles pulmonaires avec destruction des parois alvéolaires.

La BPCO est caractérisée par la diminution non complètement réversible des débits expiratoires.

Elle est classiquement associée à la bronchite chronique et à l'emphysème pulmonaire.

Diagnostic

Le diagnostic précis est basé sur les valeurs d'une épreuve fonctionnelle respiratoire qui quantifie l'obstruction à l'expiration.

Causes

1)_Tabac ; le tabagisme est la principale cause de la broncho-pneumopathie chronique obstructive. A lui seul il est responsable de 80 % des cas de cette maladie.

2)-Le tabagisme passif (l'une des causes fréquentes de pollution de l'air intérieur) augmente également les risques de développer la maladie ;

3)-Génétique : Une déficience en alpha 1-antitrypsine, d'origine génétique, peut aussi être une cause d'emphysème mais elle est rare (moins de 1 % des cas) ;

3)-Asthme : Un asthme (chronique et/ou asthme professionnel) peut évoluer vers une BPCO

4)-Qualité de l'air : La pollution atmosphériqueet la pollution de l'air intérieur jouent un rôle certain

Examens complementaires:

Épreuve fonctionnelle respiratoire .

Radiographie pulmonaire pour les épisodes aigus .

Gaz du sang artériel .
Culture des expectorations (ECBC) en cas d' exacerbation.

Évolution et complications

La plus fréquente parmi les complications de la BPCO est l'insuffisance respiratoire.

Complications neurologiques.
Complications cardiovasculaires . Complications musculaires.

La BPCO constitue aussi la seconde cause des hypertensions pulmonaires.

La prise en charge de la BPCO

1)●●Stade 1 léger (VEMS/CV < 0,7 et VEMS> 80 % de la théorie) : réduction des facteurs de risques, vaccination anti-grippale, broncho-dilatateur de courte durée d'action (Ventoline).

2)●●Stade 2 modéré (VEMS/CV < 0,7 et 50 % < VEMS < 80 % de la théorie) - un ou plusieurs broncho-dilatateurs de longue durée d'action tels les béta 2 mimétiques en inhalation : formotérol, ou salmétérol et ou les anticholinergiques en inhalation (ipratropium).

3)●●Stade 3 sévère (VEMS/CV < 0.7 et 30 % < VEMS < 50 % de la théorie) : glucocorticostéroïdes inhalés en association fixe avec un broncho-dilatateur si exacerbations répétées malgré un traitement bronchodilateur bien conduit (fluticasone ou budésonide).

4)●●Stade 4 très sévère (VEMS/CV < 0.7 et VEMS < 30 % ) : oxygénothérapie de longue durée si insuffisance respiratoire, traitements chirurgicaux.

14/03/2019
02/03/2019

Métabolisme du fer chez l'homme

– Le fer est utilisé principalement pour la synthèse de l’hémoglobine (Hb).
– L'Hb contient 80 % du fer de l’organisme, est produite dans le cytoplasme des érythroblastes de la moelle osseuse (MO), et est le constituant principal des globules rouges (GR) : son rôle essentiel est le transport de l’oxygène.
– La carence en fer (ou carence martiale) induit une anémie : c’est l’une des pathologies les plus fréquentes dans le monde. Elle est le plus souvent liée à une perte sanguine excessive (perte d’Hb et donc perte de fer).
– La surcharge en fer (hémochromatose, dérégulation de l’absorption du fer, maladies hématologiques, transfusions itératives) aboutit à une défaillance d’organes.

Distribution du fer dans l'organisme.
Il est à l’état ferreux ou ferrique, inclus dans des complexes hétéro-protéiniques

Fer actif
– hémoglobine : (les érythroblastes, GR du sang circulant)
– myoglobine (6% du fer)
– enzymes, autres

Transport plasmatique : transferrine
Fer des réserves ferritine et hémosidérine (dans les macrophages de la moelle osseuse et foie ++, rate +/-)

Quantité totale de fer de l’organisme
– constituant d’enzymes de la chaîne respiratoire mitochondriale, de plusieurs cytochromes, cofacteur enzymatique (catalase, peroxydase), implication dans la synthèse d’ADN et transcription de certains ARN messagers.

Besoins en fer : pertes et apports.
– Le cycle du fer fonctionne en circuit fermé : le fer nécessaire à l’érythropoïèse provient de la récupération du fer de l’Hb des GR sénescents et phagocytés par les macrophages (MO ++, foie, et rate).
– L’absorption digestive vise uniquement à compenser les pertes physiologiques et les éventuelles pertes excessives (saignements).

Les pertes.
Absence de mécanisme d’excrétion du fer.
- Environ 1 mg/jour chez l’homme : desquamation, pertes.
- Environ 2 mg/jour chez la femme : sang perdue (20-50 ml) représente 8 à 20 mg de fer.
- Pertes liées à la grossesse.
[Une grossesse nécessite un supplément d’environ 500 mg de fer : augmentation de l’érythropoïèse, besoins pour le fœtus (il possède environ 200-250 mg de fer à la naissance, transféré essentiellement au 3e trimestre de la grossesse), placenta, et pertes sanguines de la délivrance.]
– Pour les dons de sang : ( 1 L de sang contient 500 mg fer)

Les apports.
– L’organisme n’absorbe que 5 % du fer d’origine végétale et 20 % du fer animal (lié à l’hème des viandes).
– L’absorption ne peut dépasser 7 à 8 mg / jour (y compris dans l’hémochromatose et lors du traitement d’une carence martiale).
– Besoins alimentaires quotidiens : environ 10 mg de fer.
– Aliments qui en contiennent le plus : foie, viandes, lentilles, œufs, vin, cidre, épinards …
– Des besoins supplémentaires [allaitement (+ 1 mg/jour), croissance (+ 0,5 mg/jour)] sont normalement fournis par une alimentation variée et équilibrée.

Remarques.
– Le lait maternel et le lait de vache contiennent peu de fer.
– Chez le nouveau-né, il y a peu de fer dans l’alimentation.
– Chez le nourrisson le lait de vache, plus riche en calcium, diminue l’absorption digestive du fer.
– Certaines substances favorisent l’absorption du fer=l’alcool

Absorption digestive du fer.
– S’effectue grâce à un mécanisme actif et hautement régulé.
– L’absorption intestinale se localise au pôle apical des entérocytes duodénaux et des premières anses jéjunales.
– Captation du fer alimentaire par le pôle apical de l’entérocyte

Fer végétal.
– L’acidité gastrique dissocie le fer végétal de ses complexes alimentaires.
– Le fer alimentaire est majoritairement Fe +++ : il est réduit par une Cytochrome B réductase duodénale (DcyB) sous forme Fe ++ ;
– Il pénètre dans le cytoplasme de l’entérocyte grâce à un transporteur de cations divalents : le Divalent Metal Transporter DMT1.
– Tout facteur qui favorise la transformation du fer à l’état ferreux et sa solubilisation aide à l’absorption, et tout élément qui précipite ou agrège le fer s’y oppose : les sucres et AA sont favorisants, alors que les oxalates, phytates,phosphates sont défavorisants.

Fer de l’hémoglobine et de la myoglobine (viandes).
– il est plus facilement disponible : le récepteur spécifique (nature précise inconnue) : il capte l’hème, l’endocyte, puis le fer est dissocié dans l’entérocyte par une l’hème oxygénase.
– Régulation de l’absorption du fer au niveau de l’entérocyte
* Dans l’entérocyte le fer est soit stocké (couplé à une protéine de stockage = ferritine), soit se dirige vers le pôle basal pour être libéré dans le sang.

Pour que le fer soit fixé à la transferrine plasmatique, interviennent :
– l’héphaestine et la céruléoplasmine, qui réoxydent le fer en Fe +++,
– la ferroportine, qui assure le transport transmembranaire du fer vers le plasma.
* Plusieurs mécanismes régulent l’absorption du fer au niveau luminal intestinal, ainsi que son passage vers le plasma.

– un système de signalisation médié par des facteurs inductibles par l’hypoxie (HIP), qui va augmenter la synthèse des DcyB et DMT1 en cas de carence en fer ;
– un mécanisme faisant intervenir le fer lui-même :
Sur le mRNA du DMT1, de la ferritine et de la ferroportine il existe des régions particulières appelées IRE (Iron Responsive Elements) ; selon la quantité de fer présente dans la cellule ces IRE fixent + ou – de fer, ce qui entraine des effets variables selon les mRNA de ces diverses protéines (augmentation ou diminution de la translation).
Un manque de fer augmente la synthèse de DMT1 (absorption du fer augmentée), réprime la synthèse de ferritine (diminue le stockage local), et augmente la ferroportine (facilite la sortie du fer dans le plasma).

Un mécanisme faisant intervenir L’hepcidine :
- Synthétisée par le foie ; 25 AA.
- Analogies avec les défensines, petites protéines antimicrobiennes de l’immunité naturelle.
- Fonction : se fixe à la ferroportine et induit sa dégradation, ce qui limite la sortie du fer des cellules

Régulation des effets.
D'autres mécanismes régulent la production d’hepcidine :
** Plusieurs protéines contrôlent la synthèse de l’hepcidine :
* Protéine HFE (molécule en compétition avec la transferrine (Tf) pour se fixer au récepteur de la transferrine (TfR2) : son inactivation entraine une fixation excessive de Tf + Fer sur les cellules qui portent le TfR, ce qui augmente l’apport en fer aux cellules),
* L’hémojuvéline (ou HFE2) (corécepteur de plusieurs cytokines appelées Bone Morphogenic Proteins (BMP) appartenant à la superfamille du TGF b),
* Le récepteur de la transferrine TfR2.

Une mutation dans le gène de l’une de ces protéines entraine une perte d’action et la dérégulation de l’absorption du fer par les cellules.

** L’inflammation.
L’IL-6 induit la synthèse de l’hepcidine, et concourt à l’anémie inflammatoire (anémie des maladies chroniques).
** Divers composants agissant sur les érythroblastes (EPO : l’augmentation de l’EPO sérique provoque la diminution de synthèse d’hepcidine), ou sécrétés par les érythroblastes (Growth Division Factor 15 (GDF 15) produit par les érythroblastes matures et Twisted Gastrulation 1 (TWSG 1) produit par les érythroblastes immatures provoquent une diminution de synthèse d’hepcidine)

Fer sérique ou sidérémie.
Valeur normale = 12 –25 µ mol/L chez l’adulte.
Il existe d’importantes variations nycthémérales intra individuelles, avec une amplitude au cours de la journée.

Le fer sérique :
– augmente après les repas, et après prise de fer.
– abaissé au cours de la carence martiale et inflammation.
– augmenté en cas de surcharge en fer, hépatite, cirrhose, alcoolisme chronique, hémolyse, syndromes myélodysplasiques.

Le fer est transporté par une protéine porteuse = la transferrine (Tf) ou sidérophiline. (Tf) c'est une bêta 1 glycoprotéine synthétisée par le foie.
– Concentration sérique = 1.6 – 3.2 g/L
– Chaque molécule peut lier 2 atomes de fer +++.
– Diminution au cours de : syndromes inflammatoires (par augmentation de son catabolisme), surcharge en fer (diminution de synthèse), insuffisance hépatocellulaire, dénutrition majeure (par diminution de sa synthèse), syndrome néphrotique (petite protéine).
– La diminution de synthèse de transferrine est tardive : elle survient quand les réserves sont épuisées, que le fer sérique diminué et que l’érythropoïèse devient insuffisante.
– Augmentation au cours de : carence en fer, grossesse, contraception orale.

Remarques.
- Deux éléments théoriques sont calculés à partir du dosage pondéral de la transferrine :
(1) la capacité totale de fixation (ou de saturation) en fer de la transferrine (CTFT) = quantité maximale de fer qui pourrait se fixer à la transferrine),
(2) le coefficient de saturation en fer de la transferrine (CSS ou CST) = (fer sérique/CTFT) ; informe sur le transport et la livraison du fer aux cellules utilisatrices).
- D’autres composés transportent le fer sérique en pathologie (plusieurs petites molécules dont le citrate, au cours des thalassémies et de l’hémochromatose)
- Dans le plasma on trouve également un peu de fer au sein de complexes haptoglobine/Hb ou/et hémopexine/Hb.

Ferritine plasmatique.
– Valeur normale chez l’adulte : 12 – 300 µg/L
– Forme modifiée de la ferritine tissulaire, elle provient du compartiment de stockage (non érythrocytaire).
– Les valeurs normales varient en fonction de l’âge et du sexe, et il est nécessaire de se reporter aux valeurs fournies par chaque laboratoire.
– Sa concentration sérique est le reflet du fer des réserves : 1 µg/L de ferritine sérique correspond approximativement à 10 mg de fer de réserve.

– Elle est diminuée en cas de carence.
Chez l’enfant de < 5 ans le déficit en fer est avéré si la ferritinémie est < 12 µg/L (et < 30 µg/L si infection associée).
– Elle est augmentée en cas de surcharge en fer : hémochromatoses primitives et hémochromatoses secondaires (acquises) : dysérythropoïèses, thalassémie majeure, anémies sidéroblastiques, aplasies médullaires, transfusions excessives, éthylisme chronique.

En faveur d’une surcharge : ferritine sérique > 400 µg/L
– Augmentée (sans rapport avec la quantité de fer de l'organisme) dans l’inflammation (= protéine de la phase inflammatoire), les cytolyses hépatique et musculaire, les cancers, le diabète décompensé, l’éthylisme, l’hyperthyroïdie, certains syndromes métaboliques.
– L’administration de fer induit la synthèse de la ferritine.
– Le contexte bioclinique (inflammation, hépatopathie) est donc nécessaire pour interpréter les résultats de la ferritine sérique.
– On affirme une anémie par carence en fer quand la ferritine sérique est < 10 µg/L.
– L’hypothèse d’anémie ferriprive n’est pas vraisemblable pour des valeurs de ferritine sérique > 40 µg/L dans la population générale et > 70 µg/L pour les patients présentant des pathologies inflammatoires ou hépatiques.
– La ferritine intra érythrocytaire (dosée après lyse des GR) : un bon reflet des réserves en fer, mais son dosage exige un sang fraîchement prélevé et une séparation des leucocytes, ce qui en limite l’usage en routine.

Principales variations du fer sérique, de la transferrine et de sa saturation, et de la ferritinémie en pathologie
– Les seuils de ferritine sérique ne font pas consensus pour l’enfant et la femme enceinte.
– Le statut martial varie les premiers mois de vie : initialement, il existe une augmentation de la ferritine par hémolyse et remplacement de l’hémoglobine fœtale par l’hémoglobine adulte, puis une diminution de la ferritine car le fer est largement utilisé du fait de la croissance rapide.
– Au cours de la grossesse, l’expansion volémique observée aux 2ième et 3ième trimestres contribue à la diminution et la variabilité de la ferritine sérique dans cette période.
– D’une façon générale, les femmes en période d’activité génitale et les individus en croissance (adolescents) ont des réserves en fer moindres et des valeurs moyennes de ferritine sérique plus basses.

Le récepteur soluble de la transferrine (RsTf).
– Proposé initialement pour son indépendance par rapport au statut inflammatoire ou en cas de maladie hépatique,
un taux augmenté s’observe dans la carence martiale, mais également dans l’érythropoïèse inefficace (carences en vit B12, thalassémies) et les anémies régénératives.
– Le taux est diminué en cas de surcharge en fer.
– Pas de concordance quant aux variations chez les sujets sains en fonction de l’âge (notamment les enfants et les sujets âgés), du sexe et de la grossesse ; résultats très hétérogènes selon les pathologies : l’index « RsTf / log ferritine » est peut-être plus utile pour identifier une carence martiale dans un contexte inflammatoire que les RsTf seuls.

Remarques.
- Les RsTf sont la forme soluble des récepteurs de la transferrine membranaire, très majoritairement exprimés sur les érythroblastes de la MO. Ils sont formés de deux sous-unités identiques reliées par un pont disulfure. Le nombre de récepteurs de la transferrine à la surface cellulaire est régulé positivement par l’activité érythropoïétique et la carence en fer de la cellule.
La forme soluble est obtenue par protéolyse de la forme membranaire.
* Le précurseur immédiat de l’hème est la protoporphyrine, dans laquelle le zinc peut remplacer le fer en cas de carence, donnant la protoporphyrine liée au zinc, qui est dosable et utilisée pour le diagnostic de carence en fer dans certains pays.
* Hepcidine. Dosage urinaire accessible aux laboratoires spécialisés, dosage sérique encore à l’état expérimental. La détermination de cette protéine permet de mieux comprendre l’anémie « inflammatoire » : L’IL 6 produite lors du processus inflammatoire stimule la synthèse hépatique de l’hepcidine (et donc son effet sur la ferroportine).
* Analyse des GR et des réticulocytes par les automates d’hémogrammes.

– Les automates peuvent mesure l’hémoglobine totale, qui diminue dans la carence en fer quand les réserves sont devenues nulles = c’est donc un signe tardif de carence.

– Un contenu moyen en Hb dans les réticulocytes < 28 ou 29 pg est signe de carence en fer.

Stockage du fer : fer des réserves.
Les principales cellules stockant le fer sont les macrophages du foie (40-50%), de la MO et +/- de la rate, et les muscles. Les érythroblastes utilisent le fer pour la synthèse de l’Hb et en stockent très peu.

* Dans la cellule le fer présent dans 2 sous compartiments :
– un compartiment de transit où le fer est aisément disponible pour les enzymes et les cytochromes.
Particulièrement pour les érythroblastes, le fer est transporté vers les mitochondries et il traverse leur membrane pour être incorporé à l’hème par l’hème synthétase.
– un compartiment de stockage, sous forme de ferritine.
– La ferritine est un complexe de 24 sous unités [qui peuvent être de 2 types : sous-unités L (liver) et sous unités H (heart) qui peut contenir jusqu’à 4500 atomes de fer.
– L’hémosidérine est une protéine lysosomiale correspondant à une forme dégradée de ferritine, et qui stocke le fer de manière stable, plus difficilement mobilisable.
– La céruléoplasmine et la transferrine sériques régulent la sortie du fer hors de la cellule (l’absence congénitale de céruléoplasmine et de transferrine entraîne une anémie microcytaire avec surcharge martiale tissulaire)

Fer et érythropoïèse.
– La molécule d’hémoglobine est une ferroprotoporphyrine contenant 4 hèmes, donc 4 atomes de fer à l’état ferreux, synthétisée dans les érythroblastes. La Tfe sérique apporte la majorité du fer nécessaire aux érythroblastes.
– L’érythropoïèse assure la majorité du turn over du fer de l’organisme : plus de 90% du fer sérique est utilisé par l’érythropoïèse.
– Les macrophages récupèrent le fer de l’Hb : ils phagocytent les hématies vieillies et les érythroblastes anormaux

Autres méthodes d'étude du fer de l'organisme.
* Coloration de Perls.
* Etude moléculaire.
L’étude des mutations du gène de la protéine HFE.

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