30/04/2019
Le Maroc a accueilli la troisième édition de l'Africa IT Expo (AITEX) qui s'est déroulé du 4 au 5 Octobre au Sofitel Jardin des Roses à Rabat. L'ouverture a été honorée par la présence de Moulay Hafid Elalamy, Ministre de l'Industrie, du Commerce, de l'Investissement et de l'Economie Numérique, parrain de cet événement organisé par la Fédération des technologies de l'information, des télécommunications et de l'offshoring (APEBI) dont le cabinet EBCS fait partie. Le ministre Marocain s'est prononcé sur la question de l'intelligence artificielle et ses implications tant redoutées. Il est également revenu sur les innovations et progrès en cours dans les domaines de l'e-gouvernance au Maroc. Il a par la suite rappelé l'atout que constitue la jeunesse africaine dans cette marche vers le numérique, et a souligné l’importance de l’innovation dans la croissance économique au niveau national.
L’espace innovation de l’AITEX a été honoré par l’invité de marque de cette édition, PEPPER, qui est le premier robot humanoïde au monde, capable d'identifier les visages et les principales émotions humaines. Pepper a été créé pour interagir avec les humains de la façon la plus naturelle possible à travers le dialogue et son écran tactile.
Pepper a été conçu et fabriqué par la société française Aldebaran (rachetée en 2012 par le géant nippon des télécommunications Softbank, rebaptisé Softbank Robotics), et est en vente au Japon depuis juin 2015 au prix de 2 000 euros, en plus d’un abonnement sur trois ans, soit près de 10 000 euros au total. En quinze mois, plus de 3 000 entreprises et 7 000 particuliers ont acheté le robot à travers le monde afin de les assister de façon innovante dans l'accueil, l'information et l'orientation de leurs visiteurs. Aujourd’hui, Pepper est fabriqué en série, à plusieurs centaines d’exemplaires par mois – le corps en Chine, la tête en France.
Le robot humanoïde ne sait, ni cuisiner, ni réparer un robinet, mais il est le premier « robot compagnon » conçu pour partager notre quotidien. Au fil du temps, l’attachement des humains pour leur robot se rapprochera sans doute de l’amour pour un animal domestique.
Aujourd’hui, la population japonaise accepte tranquillement la présence permanente des robots au sein du cercle familial, les marocains s’adapteront-ils à vivre avec des robots ?
Amina Mezzara
Chargée de mission auprès de la Direction générale
E-Business Consulting Solutions