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Santé des agents publics....une logique inquiétante de « soupçonner, contrôler et punir »!Vous trouverez, ci-joint, la d...
05/06/2026

Santé des agents publics....une logique inquiétante de « soupçonner, contrôler et punir »!
Vous trouverez, ci-joint, la déclaration liminaire ainsi que le compte rendu du groupe de travail (GT) DGAFP du 3 Juin 2026 « Congés maladie et santé des agents publics », accompagné du document support de la DGAFP.

Les orientations présentées confirment un changement préoccupant : la maladie est désormais abordée principalement sous l’angle du contrôle et de la réduction des dépenses, plutôt que sous celui de la protection de la santé des agents.

L’entrée en vigueur annoncée du futur décret est prévue pour la partie mi-temps thérapeutique dès le 1er août, et le 1er septembre pour les autres dispositions.

Déclaration liminaire CFDT :
Mesdames, Messieurs,

La CFDT tient à dire clairement combien ce nouvel énième groupe de travail sur la “santé des agents publics” est choquant. Une fois encore, on nous présente un GT qui repose sur une logique de « soupçonner, contrôler et punir », plutôt que « prévenir, accompagner et protéger ». Deux réformes se percutent de plein fouet et mettent les salariés sous pression : moins d’arrêts courts et un accès au temps partiel thérapeutique (TPT) verrouillé.

Le gouvernement affirme vouloir réduire l’absence au travail, au nom d’une prétendue équité avec le privé et d’adaptations imposées par le PLFSS 2026. Nous remarquons que le gouvernement est bien pressé d’aligner les fonctionnaires sur le droit commun uniquement lorsqu’il s’agit de restreindre des droits, jamais lorsqu’il s’agit d’améliorer la prévention des risques ou une protection sociale complémentaire effective aux 3 versants de la fonction publique.

Tout cela relève d’une logique purement comptable : réduire et contrôler la durée des arrêts parce qu’ils coûtent trop cher ! D’ailleurs, le ministre du travail l’a encore montré le 22 mai en évoquant les projections économiques et la maitrise des arrêts de travail dans une conférence qui parle du travail de l’emploi et des retraites. Or, aucune étude n’étaye le fait que la hausse du nombre des arrêts maladie s’explique par les abus. Non, la recherche explique cette hausse par des causes structurelles, par la dégradation des conditions de travail depuis 10 ans en France, l’impact de la réforme des retraites ou encore la santé mentale notamment des jeunes. L’idée que la multiplication des arrêts courts est responsable du coût des arrêts est démenti par les chiffres.

La CFDT n’est pas opposée à la lutte contre les arrêts abusifs. Elle l’a toujours dit. Mais elle refuse une politique qui transforme chaque arrêt maladie en suspicion, alors qu’un arrêt repose sur une altération réelle de l’état de santé, une évaluation médicale individuelle et une prescription indépendante. Un arrêt de travail n’est ni une faute, ni un choix de convenance.

Ce que nous observons, c’est une réduction du droit à être malade, une stigmatisation des plus vulnérables et une punition collective qui ne s’attaque jamais aux causes réelles des arrêts maladie.

Ce que nous observons ce sont des arrêts courts qui seraient limités à 1 ou 2 mois renouvelables créant incertitude et complexifiant à la fois la planification des remplacements, la gestion administrative RH et aussi l’articulation avec les contrats de prévoyance souvent calibrés pour des arrêts longs ou stabilisés.

Aujourd’hui, un agent en congé maladie ordinaire subit déjà un jour de carence, une perte de 10 % de rémunération, une prime de service impactée, et demain, on voudrait encore généraliser des mécanismes de contrôle supplémentaires notamment la mise en place d’un « bouton d’alerte » que les employeurs pourront actionner pour signaler une situation d’arrêt de travail. En quoi un employeur peut-il se substituer à un diagnostic médical ?

En parallèle, le gouvernement souhaite durcir le recours au temps partiel thérapeutique. C’est un choix politique lourd et profondément incohérent. Le TPT est central et l’un des rares outils réellement efficaces pour maintenir les agents en emploi.

Il permet à un agent en congé maladie ordinaire de reprendre progressivement son activité, ou à un agent fragilisé de continuer à travailler en adaptant sa charge de travail à son état de santé, évitant ainsi un arrêt complet. Malgré cela, il est question d’instaurer un contrôle administratif, voire médical, systématique. Une telle mesure méconnaît totalement la réalité du terrain : le manque de médecins agréés est déjà criant, et les délais pour obtenir un rend-vous sont bien trop longs pour garantir des renouvellements dans des conditions acceptables. Nous en avons eu la démonstration pas plus t**d qu’hier : l’agent se rend chez le médecin agréé désigné par son administration alors qu’il est très affaibli par un cancer… le médecin le renvoie et refuse de le recevoir au motif de considérations administratives internes (Chorus, délais de paiement).

Résultat : L’agent, déjà vulnérable, se retrouve dans une zone grise administrative, sans avis médical agréé, sans validation de sa situation, et avec une charge mentale supplémentaire alors qu’il devrait être protégé. La situation vécue par cet agent n’est pas isolée et met en lumière une rupture grave de la chaîne de protection dans le dispositif de consultation auprès des médecins agréés. Donc toute procédure qui vise à augmenter la nécessité de rencontrer le médecin agréé ne fait qu’augmenter le problème !

De plus, nous faisons le constat que l’introduction d’un délai de 30 jours dissuasif existe toujours sans arrêt préalable et après un Congé de Maladie Ordinaire (CMO). Or, la réglementation prévoit une acceptation automatique du TPT à la date de réception de la demande par l’autorité compétente.

La CFDT souhaite le maintien de ce droit : Le restreindre, c’est fragiliser les agents les plus vulnérables avec des mesures injustes, incohérentes et discriminantes.

Elles toucheront d’abord les femmes, premières utilisatrices du TPT, premières concernées par les pathologies chroniques, l’épuisement professionnel et les troubles invisibles.

Revenir sur ce droit est en totale contradiction avec les engagements du Plan Santé au Travail (PST) censé mettre en avant la santé des femmes, l’usure professionnelle et la santé mentale ainsi de l’accord égalité professionnelle qui prévoit d’intégrer les enjeux spécifiques des pathologies des femmes dans les politiques RH et dans l’organisation du travail.

Alors une question simple s’impose : quel accompagnement concret prévoyez-vous, dans les axes du PST et dans l’accord égalité professionnelle sur la santé des femmes, pour réellement prévenir les atteintes à la santé au travail, adapter les postes, éviter les arrêts et maintenir les agents en emploi — alors qu’un tiers d’entre eux a plus de 50 ans dans la FP ? Durcir l’accès au TPT ne peut en aucun cas constituer une réponse, vous en conviendrez !

La vraie question est prospective, pas répressive :
Quand allons-nous prendre en compte les réalités des pathologies chroniques invalidantes qui explosent, refuser le travail qui use ou qui blesse, et de faire du travail un véritable objet de dialogue social. La CFDT s’oppose fermement à ces dérives et continuera à défendre une fonction publique qui protège, qui accompagne et qui respecte la santé de ses agents.

Paris, le 3 Juin 2026

– – –

Le compte rendu CFDT :
La réunion est présidée par Philippe Charpentier de la direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP).

Organisations syndicales présentes : CGT, FO, CFDT, FSU, CFE-CGC, FA-FP, Solidaires.

Représentants des ministères et des pouvoirs publics : ministères de l’éducation nationale, transition écologique, CSFPT, DGAC, DGCL et DGAFP.

Dans sa déclaration liminaire (cf. ci-dessus et en document joint), la CFDT a dénoncé la politique consistant à soupçonner, contrôler et punir les agents. Elle a critiqué la conception purement comptable qui conduit par ailleurs à repousser la mise en œuvre de la protection sociale complémentaire à l’hospitalière. La CFDT a observé qu’après le jour de carence et la baisse de 10 % des rémunérations en cas de maladie, les agents, et en particulier les femmes, se voient imposer une augmentation des contrôles, des sanctions, une réduction de la durée des prescriptions d’arrêt pour maladie. Le temps partiel thérapeutique, qui était conçu comme un outil de maintien dans l’emploi, est verrouillé.

Toutes les fédérations syndicales ont très vivement critiqué le projet gouvernemental. La CGT a quitté la séance après sa déclaration liminaire. FO puis Solidaires ont fait de même quelques temps après.

La présentation orale des projets pour la fonction publique

Mesures de convergence et d’harmonisation avec le régime général

À la suite de l’annonce gouvernementale du 9 avril visant à « réduire l’absence au travail », plusieurs adaptations sont prévues dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026.

Le formulaire d’arrêt de travail ;
Les médecins auront obligation d’utiliser le formulaire CERFA. (lutte contre la fraude)

La durée des prescriptions médicales d’arrêt ;
La durée d’un arrêt initial sera limitée à un mois, et chaque renouvellement à deux mois. Les médecins pourront toutefois déroger à ces limites. Le positionnement de l’agent sera désormais strictement aligné sur la prescription médicale : CMO, CLM ou CLD, le régime appliqué suivra automatiquement la nature de l’arrêt prescrit (dans la limite de 6 mois pour un congé de longue maladie – CLM). Les recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) sur les maladies graves et longues. Devront être appliquées.

La CFDT alerte sur les difficultés supplémentaires que ces règles créeront pour les agents fragilisés, notamment ceux qui n’ont pas facilement accès à un médecin traitant. Elle estime que ces mesures alourdiront la gestion administrative et compliqueront les remplacements. Elle juge également inacceptable la limitation des prescriptions dans le cadre des congés de longue maladie (CLM) et de longue durée (CLD), et s’y oppose fermement.

Articulation des nouvelles durées de prescription avec CLM et CLD ;
La réglementation des CLM et CLD n’est pas modifié. La demande de CLM demeure soumise au conseil médical. Par contre, la nouvelle consultation au moment du passage à demi-traitement est supprimée. Enfin, en cas d’avis identique du médecin agréé et du conseil médical, la saisine du conseil médical supérieur ne sera plus possible.

Les prolongations d’arrêt ;
Les prolongations d’arrêt devront être effectuées par le médecin auteur de l’arrêt initial sauf s’il s’agit d’un spécialiste, d’un remplaçant, d’une hospitalisation ou quand c’est impossible (ex : SOS Médecins). La question des arrêts non prescrits par un médecin (infirmière) est à l’étude.

Évolution du recours au temps partie thérapeutique (TPT) :

Ouverture du temps partiel thérapeutique ;
Un délai de 30 jours est instauré avant le début du TPT pour les agents souhaitant un maintien dans l’emploi sans arrêt préalable ou après un CMO. La CFDT a dénoncé l’incohérence de cette mesure, qui risque d’entraîner une multiplication des congés maladie ordinaires.

Durée du TPT ;
Les durées prédéfinies de 3 mois sont supprimées, les médecins sont libres de la durée initiale.

Refus de TPT ;
L’employeur pourra demander l’avis d’un médecin agréé dès réception d’une demande de TPT. Interpellée par la CFDT sur la situation des agents en attente d’une décision, la DGAFP a indiqué que ces refus touchaient seulement 10 % des demandes. Une réponse jugée ubuesque et discriminante, laissant les agents dans une zone grise administrative.

Nouvelles mesures en matière de santé et prévoyance (accord FPE)

Subrogation pour les contractuels y compris en temps partiel thérapeutique ;
Travail et formation pendant les congés maladie ;
Le travail est interdit, par contre la formation est autorisée.

Indemnités outre-mer ;
Les indemnités et majoration outre-mer seront maintenues à 100 % la première année de maladie.

Télécontrôle des arrêts de travail ;
La mise en œuvre demandera du temps. Les agents pourront demander un contrôle en présentiel.

Visites de reprise et de pré reprise ;
Leurs modalités vont donner lieu à discussions avec les fédérations syndicales.

La CFDT a relevé que cette annonce sur la prévoyance ne concerne que l’Etat, laissant de côté 55 % des agents de la fonction publique. Elle a réitéré sa demande d’une protection sociale complémentaire pour tous.

Une mise en œuvre très rapide

Les mesures présentées seront soumises à un CCFP le 18 juin pour une mise en œuvre dès le 1er août pour le TPT et le 1er septembre pour les arrêts maladies.

Étaient présents pour la CFDT : Sonia TESTUD, Damien LEROUX, Elise O’CONNOR,

Source: Site CFDT UFETAM

L'augmentation du Smic relance le débat sur le salaire des fonctionnaires!Jamais vraiment réglée, la question salariale ...
05/06/2026

L'augmentation du Smic relance le débat sur le salaire des fonctionnaires!
Jamais vraiment réglée, la question salariale se pose de nouveau.

Car avec l’inflation et l’augmentation du Smic qui en découle, de nombreuses branches professionnelles se retrouvent avec des niveaux de rémunération inférieurs au Smic. Idem en ce qui concerne la fonction publique. Il est temps, plus que jamais, que les employeurs agissent !

Une réaction en chaîne est en train de se produire. Les prix de l’énergie ont augmenté en raison de la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran, ce qui a entraîné une hausse générale des prix à la consommation. Et qui dit inflation à plus de 2 %, comme l’Insee l’a relevé pour le mois d’avril, dit augmentation automatique du Smic. Le salaire minimum a donc augmenté de 2,41 % ce 1er juin (soit 12,31 euros brut par heure et 1 867,02 euros par mois). Si c’est plutôt une bonne nouvelle face à la hausse du coût de la vie, cette augmentation prévue par la loi a des effets collatéraux sur les grilles salariales des branches.

Organisations syndicales et patronales avaient rendez-vous le 27 mai dernier avec le ministre du Travail et ses services afin de mesurer l’ampleur des dégâts. Ainsi, sur les 179 branches de plus de 5 000 salariés suivies par la Direction générale du travail, 126 branches (ce qui représente 11,9 millions de salariés) se retrouvent, depuis le 1er juin, avec au moins un niveau de la grille salariale conventionnelle inférieur au Smic. Par exemple, si une branche a ses trois premiers niveaux sous le Smic, tout salarié concerné devra attendre de passer le quatrième niveau avant d’espérer percevoir un salaire supérieur au salaire minimum.

Plus grave, les grilles se tassent, c’est-à-dire que la différence entre la plus haute rémunération prévue par la grille et la plus basse devient de moins en moins élevée. Ce double phénomène « efface les progressions entre niveaux, fragilise la reconnaissance des qualifications et limite fortement les perspectives d’évolution professionnelle », estime Luc Mathieu, secrétaire national chargé des questions salariales. Selon la CFDT, « cette situation confirme une tendance de fond : l’absence de véritables politiques salariales construites et anticipées. Trop souvent, les employeurs se contentent d’ajuster les minima au niveau légal, sans engager de réelles revalorisations salariales », a déclaré Luc Mathieu au cours de la réunion du 27 mai.

Reconstruire des politiques salariales
La CFDT appelle donc à l’ouverture immédiate de négociations salariales dans les branches et les entreprises. « Il n’est plus acceptable d’attendre les revalorisations automatiques du Smic pour ajuster les grilles salariales. Les employeurs doivent prendre leurs responsabilités et engager sans délai des négociations ambitieuses. La CFDT réaffirme que le Smic doit rester le salaire d’entrée d’un non-qualifié et non devenir la référence des politiques salariales », a souligné Luc Mathieu, qui a également appelé à « reconstruire de véritables politiques salariales ».

Cet élément permettra de donner un peu d’allant aux organisations patronales : le gouvernement devrait prochainement présenter le décret d’application de l’article 20 de la loi de financement de la Sécurité sociale. Ledit article prévoit que les entreprises relevant de branches ayant des échelons salariaux sous le Smic pendant au moins un an seront pénalisées lors du calcul de leurs allègements de cotisations sociales…

En finir avec la “politique du pansement”
Côté fonctions publiques, la situation n’est guère plus reluisante. En effet, l’ensemble du premier grade de la catégorie C, plus de la moitié des échelons du deuxième grade et les trois premiers échelons du troisième grade ont été rattrapés par le Smic ce 1er juin. « Les premiers échelons des deux premiers grades de la catégorie B sont également touchés. Enfin, l’entrée dans la catégorie A ne se situe plus qu’à 78 euros brut au-dessus du Smic », estime la CFDT. Dans un courrier envoyé le 18 mai au Premier ministre, les organisations syndicales de la fonction publique estiment, a minima, à 700 000 le nombre d’agents ainsi rattrapés par le Smic et qui « se verront privé.es de perspective d’évolution de carrière ». Un courrier resté sans réponse.

Si les agents concernés percevront une indemnité différentielle (862 000 personnes selon le ministère des Comptes publics.) censée corriger cette perte de pouvoir d’achat , « la revalorisation du Smic doit se traduire par une augmentation durable via des points d’indice et non par des dispositifs temporaires », estime la CFDT Fonctions publiques. Dit autrement, il est temps d’en finir avec la « politique du pansement », qui ne traite pas le fond du problème, celui de grilles salariales trop basses.

Trois exigences
Afin de redonner « de véritables perspectives de carrière aux agents », la reprise des discussions à propos des perspectives salariales et des carrières, qui avait été suspendue par l’administration, se révèle indispensable. « Cette interruption est devenue incompréhensible au regard de la situation actuelle », déplore Laure Revel, secrétaire générale de la CFDT Fonctions publiques. Puis viendra le temps de la revalorisation du point d’indice, gelé depuis trois ans, par la révision de l’ensemble des grilles indiciaires de la fonction publique et la prise en compte pérenne du Smic dans les grilles. Enfin, l’intersyndicale demande le maintien à 100 % des rémunérations versées aux agents en congé maladie, l’abrogation du jour de carence ou encore le rétablissement de la garantie individuelle de pouvoir d’achat (Gipa), une prime versée aux agents publics lorsque leur salaire augmente moins vite que l’inflation.

« Il faut restaurer le pouvoir de vivre des agents publics et renforcer l’attractivité des carrières dans la fonction publique. Sans avancées concrètes, prévient Laure Revel, le risque est grand de voir les agents quitter la fonction publique, faute de perspectives, et de ne plus parvenir à en recruter de nouveaux. » Il est donc urgent d’agir.

Carburant : de nouveau, 710 millions d’euros d’aides débloqués
Face à la hausse persistante des prix des carburants, le gouvernement a annoncé le doublement de l’aide « grand rouleur » destinée aux travailleurs modestes, le renforcement de la prime carburant employeur et de nouvelles mesures de soutien sectoriel, notamment en direction des aides à domicile.

L’aide “grand rouleur” doublée
Le montant de l’aide passe de 50 à 100 euros pour une période de trois mois supplémentaires (de juin à août 2026) et bénéficie aux travailleurs aux revenus modestes (revenu fiscal de référence inférieur à 16 880 euros pour une personne seule ; 50 000 euros pour un couple avec deux enfants). Seules les personnes devant effectuer des trajets quotidiens domicile-travail de plus de 30 kilomètres par jour ou rouler plus de 8 000 km par an dans le cadre de leur activité professionnelle en bénéficieront. Trois millions de Français seraient concernés. Le guichet de demande d’aide « grand rouleur » est disponible sur le site impôts.gouv.fr depuis le 27 mai pendant une durée de trois mois.

Doublement de la prime carburant employeur
Le gouvernement demande aux employeurs un renforcement de l’aide relative à la prise en charge des frais de transport pour leurs salariés. Le montant de cette prime – actuellement exonérée de cotisations sociales et d’impôt sur le revenu, dans la limite de 300 euros par an – passera à 600 euros par an et par salarié.
Les fonctionnaires qui utilisent leur véhicule personnel verront leurs indemnités de déplacement kilométriques augmenter de 20 centimes par litre de carburant entre le 1er juin et le 31 décembre 2026.

Les aides sectorielles
Les différents dispositifs de soutien aux secteurs de la pêche, l’agriculture, le BTP et les transports sont reconduits pendant trois mois, soit jusqu’à la fin août, avec un montant inchangé.
Les aides à domicile devraient pouvoir bénéficier, en plus de l’aide grands rouleurs, d’une revalorisation pérenne des indemnités kilométriques et d’un programme de leasing social afin d’accéder à des véhicules électriques.

Source: site CFDT UFETAM

Agents de la fonction publique davantage exposés aux violences que les salariés du secteur privé!La Direction générale d...
05/06/2026

Agents de la fonction publique davantage exposés aux violences que les salariés du secteur privé!
La Direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP) vient de publier une nouvelle étude consacrée aux violences subies par les agents publics dans le cadre de leur activité professionnelle. Les résultats, issus de l’enquête « Vécu et ressenti en matière de sécurité » (VRS), confirment une réalité préoccupante : les agents de la fonction publique demeurent davantage exposés aux violences que les salariés du secteur privé.

Un agent public sur six victime d’une atteinte à la personne
En 2023, 16 % des agents publics ont déclaré avoir subi au moins une atteinte à la personne (injures, menaces, violences physiques ou sexuelles, harcèlement moral, discriminations), contre 15 % des salariés du secteur privé.

Les atteintes les plus fréquentes sont :

les injures (7 % des agents) ;
le harcèlement moral (4 %) ;
les violences sexuelles ;
les discriminations ;
les menaces ;
les violences physiques (2 %).
Si la situation est globalement stable dans la fonction publique par rapport à 2022, elle reste plus dégradée que dans le secteur privé.

Une violence largement liée à l’exercice des missions de service public
L’étude souligne que l’écart entre public et privé s’explique principalement par une exposition professionnelle plus importante.

Ainsi, 42 % des atteintes déclarées par les agents publics sont directement liées à leur activité professionnelle, contre seulement 32 % dans le secteur privé.

Les violences physiques, les menaces et les injures sont particulièrement liées au contexte professionnel :

près d’une violence physique sur deux subie par un agent public a lieu dans le cadre du travail ;
environ une menace ou une injure sur deux survient également sur le lieu de travail.
Ces chiffres illustrent la tension croissante à laquelle sont confrontés de nombreux agents au contact des usagers.

Les métiers en première ligne
Les personnels en contact avec le public sont les plus exposés.

Les policiers, militaires et pompiers apparaissent comme les professions les plus touchées, mais l’étude met également en évidence la forte exposition :

des professions intermédiaires de la santé et du travail social ;
des agents exerçant des missions administratives ou de sécurité ;
de nombreux personnels assurant des missions d’accueil et de relation avec les usagers.
Dans la fonction publique, 92 % des atteintes professionnelles concernent des agents en contact avec le public.

Des publics plus vulnérables
L’étude montre également des disparités selon les profils :

les agents âgés de 30 à 49 ans sont surreprésentés parmi les victimes ;
les moins de 30 ans sont davantage concernés par les violences physiques et sexuelles ;
les femmes sont particulièrement exposées aux violences sexuelles et au harcèlement moral ;
les agents immigrés ou descendants d’immigrés sont davantage touchés par les discriminations, principalement liées à l’origine réelle ou supposée ou à la couleur de peau.
Des violences encore trop peu signalées
Malgré la gravité des situations rencontrées, la majorité des faits ne donnent lieu à aucune plainte.

Dans la fonction publique, seulement 10 % des atteintes subies dans le cadre professionnel font l’objet d’un dépôt de plainte, même si ce taux reste supérieur à celui observé dans le secteur privé (4 %).

Les violences physiques sont les plus souvent signalées : plus d’un tiers donnent lieu à une plainte. Les menaces font également plus fréquemment l’objet d’une démarche judiciaire.

Un sentiment d’insécurité préoccupant
Conséquence directe de cette exposition aux violences : le sentiment d’insécurité progresse.

En 2024 :

25 % des agents publics déclarent se sentir souvent ou de temps en temps en insécurité sur leur lieu de travail ;
cette proportion n’est que de 16 % dans le secteur privé.
Le phénomène atteint des niveaux particulièrement élevés chez les policiers, militaires, pompiers et dans les métiers de la santé et du travail social.

Pour la CFDT : renforcer la prévention et protéger les agents
Ces résultats rappellent que les violences envers les agents publics ne constituent pas des faits isolés mais une réalité quotidienne pour de nombreux collègues.

Pour mémoire, ces constats ont été au centre du groupe de travail DGAFP du 19 mai 2026 consacré à la protection des agents contre les violences.

À cette occasion, la CFDT Fonctions publiques a rappelé que les violences professionnelles continuent de progresser et dégradent fortement les conditions d’exercice du service public.

S’appuyant sur son Baromètre 2026, la CFDT souligne notamment que :

35 % des agents déclarent subir des agressions verbales ;
20 % des agressions physiques ;
8 % du cyberharcèlement.
Pour la CFDT, ces chiffres traduisent une dégradation durable des conditions de travail et contribuent à la crise d’attractivité de la fonction publique.

Protection fonctionnelle : la CFDT demande une évolution des règles
La CFDT a particulièrement insisté sur une question centrale : l’accès effectif à la protection fonctionnelle.

Aujourd’hui, de nombreuses administrations exigent une demande formelle de l’agent avant de mettre en œuvre cette protection. Pour la CFDT, cette pratique constitue un frein important pour les victimes.

Le syndicat estime que l’administration doit protéger l’agent dès lors qu’elle a connaissance des faits de violence, de menace, d’injure ou de harcèlement, sans attendre une démarche administrative parfois difficile à accomplir pour une personne déjà fragilisée.

La CFDT demande donc une clarification législative afin que la protection fonctionnelle soit déclenchée automatiquement lorsque les faits sont connus de l’employeur.

Des avancées en discussion
Lors de cette réunion, la DGAFP a présenté plusieurs pistes de travail qui pourraient être intégrées au futur Plan Santé au Travail 2026-2030 :

amélioration des dispositifs de signalement ;
meilleure prise en charge des victimes ;
développement d’une culture de « tolérance zéro » face aux violences ;
extension de la possibilité pour les employeurs publics de déposer plainte au nom des agents victimes ;
réflexion sur l’évolution de la protection fonctionnelle.
La DGAFP s’est engagée à poursuivre les échanges avec les organisations syndicales sur ces sujets.

Pour la CFDT : prévenir, protéger et agir
Pour la CFDT, la réponse aux violences ne peut se limiter aux seules agressions commises par les usagers.

Les violences internes, le harcèlement moral, les risques psychosociaux et certaines formes de management pathogène doivent également être pleinement pris en compte.

La CFDT revendique notamment :

une protection fonctionnelle réellement accessible ;
des procédures de signalement simplifiées ;
une meilleure formation des encadrants ;
une analyse des causes organisationnelles des violences ;
l’association des représentants du personnel aux démarches de prévention.
La sécurité des agents constitue une obligation de l’employeur public. Elle est également une condition indispensable à la qualité du service rendu aux citoyens.

Source: site CFDT UFETAM

Agents publics....désormais possible d'exercer une activité lucrative de conduite de bus scolaires pour répondre à la pé...
05/06/2026

Agents publics....désormais possible d'exercer une activité lucrative de conduite de bus scolaires pour répondre à la pénurie..
Un décret publié au Journal officiel du 28 mai 2026 pérennise la possibilité, pour les agents publics, d’exercer à titre accessoire une activité lucrative de conduite de véhicules affectés aux transports scolaires ou assimilés. Cette mesure met fin au caractère expérimental du dispositif instauré fin 2022 pour répondre à la pénurie de conducteurs dans le secteur du transport scolaire.

Une expérimentation transformée en dispositif permanent
Pour mémoire, le décret n° 2022-1695 du 27 décembre 2022 avait ouvert, à titre expérimental, la possibilité pour les agents publics des trois versants de la fonction publique de cumuler leur emploi public avec une activité accessoire de conduite de véhicules de transport scolaire.

Le nouveau décret n° 2026-409 du 26 mai 2026 inscrit désormais cette possibilité dans le droit commun de la fonction publique.

Le texte modifie l’article R.123-8 du Code général de la fonction publique (CGFP) en ajoutant à la liste des activités accessoires autorisées :

« Conduite d’un véhicule de transport de personnes affecté aux services de transport scolaire ou assimilés mentionnés à l’article R.3111-5 du code des transports. »

Le décret abroge parallèlement le dispositif expérimental de 2022.

Une activité toujours soumise à autorisation
Comme pour les autres activités accessoires, cette activité ne peut être exercée qu’après autorisation préalable de l’employeur public.

Les règles générales relatives au cumul d’activités dans la fonction publique continuent donc de s’appliquer :

compatibilité avec les fonctions exercées ;
absence d’atteinte au fonctionnement normal du service ;
respect des obligations déontologiques ;
maintien de la neutralité et de l’indépendance du service public.
Cette possibilité concerne les agents publics des trois versants de la fonction publique : État, territoriale et hospitalière.

Répondre à la pénurie de conducteurs
Le gouvernement justifie cette pérennisation par le bilan jugé positif de l’expérimentation et par les difficultés persistantes de recrutement dans le transport scolaire.

Le dispositif concerne également les transports à la demande organisés pour les élèves et étudiants en situation de handicap.

Ce qu’en pense l’UFETAM-CFDT
Si cette mesure peut apporter une réponse ponctuelle aux difficultés de recrutement dans le transport scolaire, elle interroge aussi sur les causes structurelles de la pénurie de conducteurs : rémunérations insuffisantes, conditions de travail difficiles, temps partiels imposés ou amplitudes horaires contraintes.

Pour l’UFETAM-CFDT, le recours aux activités accessoires ne doit pas devenir une réponse durable au manque d’attractivité de certains métiers.

L’amélioration des conditions d’emploi et de rémunération demeure la principale réponse pour garantir un service public de transport scolaire de qualité.

Les agents intéressés doivent, bien entendu, être titulaires du permis de conduire de la catégorie D (transport de personnes) et être reconnus aptes à la conduite après un contrôle médical.
Une autorisation préalable de l’employeur public dont relèvent les agents intéressés, par application des règles déontologiques et procédurales de droit commun en matière de cumul, sera nécessaire.
L’employeur autorisant le cumul communiquera à l’employeur secondaire les horaires de travail de l’agent, de façon à faciliter le respect des durées maximales de travail et minimales de pause applicables à cette activité spécifique.
Source: site CFDT UFETAM

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