27/05/2026
Quand l’amour devient une surveillance permanente…
Ce matin, une cliente est venue pour sa fille de 12 ans qui vit des relations difficiles au collège ; Elle se sent complètement dévastée de voir sa fille malmenée
Parfois, quand un parent voit son enfant souffrir, quelque chose se casse à l’intérieur. Comme une alarme qui reste bloquée en mode “danger”.
Alors elle vérifie tout. Les messages. Les fréquentations. Les sorties. Les horaires. Les intentions des autres.
Elle veut protéger. Éviter une nouvelle blessure. Empêcher que son enfant retombe dans la souffrance.
Et pourtant… à force de vouloir contrôler chaque vague, elle finit parfois par transmettre à son enfant une idée invisible :
“Le monde est dangereux.” “Tu n’es pas capable de faire face seule.” “Je dois surveiller pour que tout aille bien.”
L’hyper contrôle est souvent un cri d’amour… mais un amour épuisé par la peur.
Le problème, c’est que cette vigilance permanente fatigue tout le monde : le parent ne dort plus, anticipe sans arrêt, imagine le pire… et l’enfant peut finir par étouffer, culpabiliser ou ne plus oser vivre ses propres expériences.
Un adolescent a besoin de sécurité. Mais il a aussi besoin d’espace pour construire sa confiance intérieure.
Protéger ne veut pas dire tout maîtriser. C’est un peu comme apprendre à faire du vélo : on tient le guidon au début… puis, doucement, on accepte de desserrer les mains pour que l’enfant découvre qu’il peut garder son équilibre.
Parfois, derrière l’hyper contrôle, il y a surtout une maman (ou un papa) profondément blessé de voir son enfant souffrir.
Et cette souffrance mérite aussi d’être entendue.
Parce qu’un parent apaisé devient souvent le plus beau refuge pour son enfant.
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