27/05/2019
Les Etats-Unis autorisent le traitement le plus cher du monde
Il s'agit d'une thérapie génique, le Zolgensma, commercialisée par le laboratoire Novartis. Son prix : 2,125 millions de dollars. Le médicament s'administre en une seule prise. Novartis attend le feu vert des autorités européenne et japonaise dans le courant de l'année.
Il s'agit du premier médicament dépassant le million de dollars. Le laboratoire suisse Novartis a reçu l'approbation de l'autorité sanitaire américaine, la Food and Drug Administration, pour sa thérapie génique Zolgensma. Son prix : 2,125 millions de dollars, plus de deux fois plus onéreux que le second remède le plus cher du monde, à savoir le Luxterna développé par Spark Therapeutics et vendu à 850.000 dollars.
Le Zolgensma est destiné aux enfants de moins de deux ans atteints d'une maladie grave appelée atrophie musculaire spinale. Les bébés touchés perdent les neurones moteurs pour des fonctions, telles que la respiration, la déglutition, la parole et la marche. Avec une évolution progressive vers une paralysie ou un décès, fréquemment avant deux ans. Ce nouveau traitement s'administre en une seule prise. Selon Vas Narasimhan, patron de Novartis, ce médicament est un « progrès historique » et « une thérapie génique unique ».
Chiffre d'affaires de 2 milliards de dollars d'ici 2022
Le médicament offre une alternative au Spinraza de Biogen Inc., lancé il y a environ deux ans et qui doit être administré au moins tous les quatre mois pendant toute la vie du patient. Sur 10 ans, le coût du Spinraza revient à environ 4,1 millions de dollars.
Pour apaiser les critiques liées à son prix, Novartis va permettre aux assureurs d'étaler le coût de Zolgensma sur cinq ans et de rembourser les patients dont le traitement échouerait. Les analystes à Wall Street ont estimé le chiffre d'affaires annuel du Zolgensma à deux milliards de dollars d'ici 2022, selon Refinitiv. Le chiffre d'affaires du Spinraza a atteint 1,7 milliard l'an dernier et est estimé à 2,2 milliards pour 2022.
Novartis attend le feu vert des autorités européenne et japonaise dans le courant de l'année. La FDA a par ailleurs annoncé avoir approuvé un traitement de Novartis, en association avec une thérapie hormonale, de femmes postménopausées atteintes d'un cancer du sein de stade avancé, qui sera vendu sous le nom de Piqray.
Source AFP et Bloomberg