05/06/2026
🚨 La confiance au cœur du soin : le SFDO rappelle le cadre juridique et déontologique
Le procès ouvert le 1er juin à Strasbourg à l’encontre d’un ostéopathe pour des faits présumés de viols et d'agressions sexuelles sur une trentaine de patientes conduit le SFDO à rappeler des principes essentiels :
1️⃣ Les actes d’ostéopathie sont strictement encadrés par les textes législatifs et réglementaires complétés d’une norme française de déontologie (norme AFNOR NF S99-806 « Déontologie de l’ostéopathie »).
Interviewé par la chaîne M6, Philippe Sterlingot, Président du SFDO, a fermement rappelé ce cadre (lien en commentaire).
2️⃣ Garantir la sécurité des patients et respecter la confiance qu'ils placent dans leurs soignants est une exigence absolue. Pas de soins possibles sans bonne relation thérapeutique !
⚠️ Or le rapport asymétrique entre le patient et le « sachant » peut placer le patient en situation de vulnérabilité. La norme AFNOR de déontologie encadre justement les spécificités de l’alliance thérapeutique en ostéopathie.
Le SFDO tient ainsi à rappeler les pratiques essentielles à toute consultation :
✅ Avant chaque acte, l'ostéopathe doit expliquer à son patient les gestes qu'il s'apprête à réaliser, l'objectif recherché et les régions du corps concernées.
✅ Il doit recueillir son consentement libre et éclairé.
✅ Le patient doit pouvoir poser ses questions et refuser un acte ou interrompre la consultation à tout moment.
Ces exigences déontologiques sont indispensables pour garantir la confiance des patients envers leurs praticiens. 🤝
⚖️ C'est également à cet enjeu que répond l’une des mesures du projet de loi relatif à la protecti on des enfants, présenté en Conseil des ministres le 27 mai dernier. Elle vise à renforcer les contrôles d’honorabilité des professionnels de santé qui exercent dans des établissements et lieux de soins, et à les étendre à d’autres professions de la santé, notamment à celle des ostéopathes sur leurs lieux d’exercice.
📌 Le SFDO y consacrera prochainement un post.