09/02/2025
J’ai pris cette photo il y a 8 ans dans mon appartement en banlieue parisienne « zone 6 » comme on disait. Je viens de quitter Dior et je suis en face de ma première auto-édition que j’appelle : l’heure bleue.
J’ai ensuite dormi 4 semaines consécutives. Ma mère m’a dit « tu récupères de ces 13 années, 6 d’étude et 7 de salariat ». Peut-être bien tiens.
Je me suis réveillée un après-midi de juillet devant des contenus audiovisuels que je n’avais jamais vus de ma vie, en sentant pour la première fois mon corps être repu de repos.
Je me suis habillée et j’ai enfin pu partir à la conquête d’une nouvelle vie dont j’ignorais tout et qui n’était encore pour ainsi dire : rien.
Il a fallu refaire mes preuves, clignoter comme un sémaphore de centre-ville, clarifier pourquoi je redevenais designer alors que je dirigeais un département dans une magnifique Maison de luxe, bref, redémarrer ma propre bobine au début.
Et je n’ai qu’un souvenir à tirer de cette période, m’être drapée d’humilité et remercier pour chaque petit projet qu’on me confiait. J’aurai certainement été tellement plus arrogante si j’avais eu le droit d’échouer, c’était pas mon cas et ça a été finalement une chance (après m’avoir beaucoup tendue aussi). Tout le monde doit quelque chose à quelqu’un et personne ne se fait seul (n’en déplaisent aux autoproclamés de la trompette du triomphe !).
Alors à tous ceux qui sont peut-être sur le point de sauter à pied joint dans un océan de mystère, je vous fais la promesse qui m’a portée il y a 8 ans : rien de grand n’arrive rapidement et encore moins sans labeur, mais le meilleur reste à venir ! Inspirez, expirez, osez 💙