11/07/2022
⚠️ L'OPPOSITION DROGUE DURE/DROGUE DOUCE UNE STRATEGIE POLITIQUE ⚠️
🗞 Drogue dure, drogue douce, ces termes vous sont probablement familier, largement rependue par les médias, les politiques voir des scientifiques.
ℹ️ Par définition une drogue se défini comme toute substance psychotrope ou psychoactive qui perturbe le fonctionnement du système nerveux central (sensations, perceptions, humeurs, sentiments, motricité) ou qui modifie les états de conscience.
➡️ On peut donc qualifié de nombreuses substances comme des drogues : cocaïne, alcool, cannabis, ni****ne, sucre, caféine, adrénaline, etc.
ℹ️ Les stupéfiants sont quant à eux les drogues illégales, donc ils varient en fonction de la juridiction de chaque pays et ne sont pas basé sur des faits scientifiques.
L’alcool fut un stupéfiant pendant la prohibition de 1920 à 1933 aux États-Unis. Le L*D n’en était pas un jusqu’en 1971 en France.
⁉️ Alors à quoi correspond la dichotomie drogue dure/ drogue douce?
💊 Lorsque l’on parle de drogues « douces » on pense au cannabis en majorité (voire l’alcool, le poppers etc).
Lorsque l’on parle de drogues “dures” on pense en général à l’ecstasy, la cocaïne, l’héroïne, le L*D…
ℹ️ Dans les années 60 un mouvement née ou les hippies, les étudiants protestataires, les artistes de la mouvance pop ou du psychédélisme, etc. font usage répétitif de substances (notamment amphétamines et des hallucinogènes). De la nait une peur des dirigeants et d’une partie de la population d’une forme d’épidémie de futur toxicomane.
Dans les années 70 la guerre contre les drogues débute avec une règlementation de l’ONU et des pays, de la naîtra cette classification drogue dure et drogue douce.
➡️ Initialement historique et politique cette classification à vocation de séparer des drogues dites « dangereuses » (fort potentiel addictif, forte potence etc.) de celle avec des risques moins importants. Aujourd’hui elle distingue les drogues illicites à faible et forte acceptation sociale.
⛔️ Les risques des drogues en pratique :
➡️ En France en 2017, 49 000 des décès étaient liés directement à l’alcool, 73 000 au tabac, contre 107 pour l’héroïne.
➡️ Le L*D, le cannabis et les champignons hallucinogènes ne peuvent pas créer de dépendance physique. Le risque de surdose de ces produits est largement réduit, il est aussi possible de faire des intoxications ou de se mettre en danger lors de leur usage.
➡️ On peut mourir d’arrêt brutal de consommation d’alcool, en cas de dépendance sévère, ainsi que pour les benzodiazépines et certaines études tendent à montrer que ce serait aussi le cas du ghb/gbl.
ℹ️ Pour la consommation d’un même produit, le risque sanitaire et le potentiel addictif peut énormément varier selon le mode de consommation:
Ex : le crack fumé ou la cocaïne injectée seront plus risqué que la cocaïne sniffé.
⚖️ La dichotomie drogue dure, drogue douce en plus d’être fausse est dangereuse puisqu’elle :
▪️Stigmatise les consommateur.rices de drogues illégales, et participe activement à instaurer une toxicophobie.
▪️Minimise les risques liés aux usages des drogues socialement acceptées.
▪️Retarde la détection et la prise en charge des addictions aux drogues socialement plus acceptées : alcool, cannabis et tabac principalement.
▪️A retardé la prise en charge médico-sociale adéquate des personnes toxicomanes, en distinguant jusqu’en 2014 les structures de soins et prise en charge des alcooliques et usager.e.s d’autres drogues.
▪️Perpétue des idées reçues et retarde l’évolution de la société et des règlementations en matière de stupéfiants.
❓Mais comment classifier les drogues alors?
ℹ️ La classification la plus juste des substances psychoactives est celle selon leur action sur le système nerveux central :
▪️STIMULANTS : ni****ne, caféine, M**A, amphétamines, cocaïne…
▪️DEPRESSEURS : alcool, benzodiazépines, GHB, opioïdes…
▪️PERTURBATEURS : cannabis, kétamine, L*D, salvia…
➡️ On pourrait plutôt parler de consommation douce et de consommation dure.
En effet prendre un demi-ecstasy tous les trois mois, inhaler 3 ballons de protoxyde tous les 6 mois, fumer 2 joints par semaine ou boire 2 verres de vin par jour peuvent ne pas avoir les mêmes implications.
ℹ️ On ne parlera pas non plus de dangerosité des drogues mais de niveaux d’usage puisque c’est plutôt l’usage qui est fait d’un produits par un consommateur que le produits en lui-même qui définira l’impact.
Les niveaux d’usage :
▪️Non usage
▪️Usage simple : usage occasionnel, sans risque majeur pour la santé
▪️Usage à risque : Usage pouvant potentiellement provoquer des complications aux niveaux somatique, psycho-affectif et/ou social
▪️Usage nocif : induisant des dommages réparables aux niveaux somatique, psycho-affectif et/ou social
▪️Dépendance
🧑🏽⚕️ Depuis les années 2000, les addictologues ont abouti à la conclusion que travailler sur une drogue en général était contre-productif, mais qu’il fallait envisager chaque situation individuelle, selon trois considérations qui vont influer les unes sur les autres.
🟢 L'INDIVIDU : âge, poids, taille, sexe, santé, condition physique, condition mentale, personnalité, humeur, mode de vie, génétique, etc.
🟢 LE CONTEXTE :
Contexte social : milieu de vie, condition de vie, situation sociale, équilibre relationnel, schéma familial, culture, religion, lois/règlements, publicités, etc.
Contexte de la consommation : environnement physique lors de la prise, accessibilité au produit, influence de groupe, stress, etc.
🟢 LE PRODUIT : propriétés pharmacologiques, quantité consommée, qualité du produit, dosage en substance(s) active(s), durée de consommation, mode de consommation, addictivité du produit, pouvoir d’intoxication, etc.
Merci à HYGIE - prévention et réduction des risques en milieu festif qui nous a servit de support et nous a fournis les chiffres présents dans la publication.