Cabinet infirmier MSP Gondole

Cabinet infirmier MSP Gondole Cabinet de 3 infirmiers disponibles pour vos soins à domicile . Convention sécurité sociale et mutuelle nous pratiquons le tiers payant

Prise de sang , test pcr ,pansement ,injection , prise en charge et suivi de chimio thérapie , perfusion , maintien à domicile, soins d’hygiène ...

25/04/2026

Devoir expliquer chaque jour

Haaaaa la  NGAP et ses mystères
21/04/2026

Haaaaa la NGAP et ses mystères

Ginette était assise dans son fauteuil, couverture sur les genoux, café sur la table. Elle me regarde avec ce regard de patiente qui sait très bien qu’elle va poser une question compliquée.

— Dites-moi Tof… vous gagnez bien votre vie avec tous ces soins ?

Je pose mon sac, je soupire doucement, et je lui dis :

— Ginette… asseyez-vous bien. Aujourd’hui je vais vous expliquer la NGAP.

Elle me regarde.

— La quoi ? La nappe ?

— La NGAP. La Nomenclature Générale des Actes Professionnels. En résumé, c’est le livre qui dit comment on facture les soins.

Ginette plisse les yeux.

— Ah… comme un menu au restaurant ?

— Oui… sauf que le menu change tout le temps et que parfois le dessert est gratuit… mais pour le client.

Elle sourit déjà.

---

Alors je lui explique.

— En théorie Ginette : je fais un soin → je facture un code.

— Logique.

— En pratique : je fais un soin → je cherche le code → je relis → je doute → j’appelle un collègue → je re-doute… puis je facture.

— Donc vous improvisez ?

— Non… j’interprète.

— Par exemple Ginette, quand je vous fais une injection, ça s’appelle AMI 1.

— Pourquoi 1 ?

— Personne ne sait vraiment. C’est un peu comme le code secret d’un coffre-fort administratif.

Elle hoche la tête.

— Et quand vous faites plusieurs soins ?

— Ah… là arrive l’article 11B.

Ginette me regarde.

— C’est quoi ce truc ?

— C’est la règle magique de la NGAP. Quand je fais plusieurs soins chez vous, le premier est payé 100 %.

— Normal.

— Le deuxième est payé 50 %.

— Déjà moins drôle.

— Et le troisième… il est gratuit.

Ginette ouvre grand les yeux.

— Gratuit ?!

— Oui Ginette. À partir du troisième soin, on travaille pour l’amour de la médecine et pour la gloire de la Sécurité Sociale.

Elle éclate de rire.

— Ah ben dis donc… vous êtes généreux !

— Attendez… il y a des dérogations.

Elle se redresse.

— Ah !

— Parfois certains actes peuvent être cumulés à 100 %.

— Donc c’est mieux !

— Oui… sauf qu’il faut connaître les règles exactes, savoir quels actes sont concernés et vérifier les conditions.

— Sinon ?

— Sinon… tu cotes mal.

— Et donc ?

— C'est jamais bon pour nous.

Je continue.

— Ensuite Ginette… il y a les soins hors nomenclature.

— Ça sonne déjà pas bon.

— C’est quand je fais quelque chose d’utile… mais que la NGAP dit :

“Ça, tu ne le factures pas.”

— Comme quoi ?

— Par exemple : Prendre une tension, mettre des bas de contention, réparer votre télécommande, discuter 20 minutes parce que ça ne va pas, vous rassurer, chercher le chat sous le lit.

Ginette me regarde.

— Donc tout ce que vous faites chez moi en fait ?

Je souris.

— Voilà.

— Et vous êtes payé ?

— Non.

Elle pose sa tasse.

— Ah oui… c’est un concept.

Ginette éclate de rire.

— Donc si je résume : soit vous êtes payé à moitié, soit pas du tout.

— Et si vous vous trompez?

Je la regarde.

Je prends un ton un peu plus sérieux.

— Et là Ginette… on arrive au truc qui fait peur.

— Ça s’appelle l’indu.

Elle me regarde.

— C’est quoi encore ce machin ?

— C’est quand la CPAM dit :

“Vous avez trop facturé, vous avez fait des erreurs… vous nous devez de l’argent.”

Ginette ouvre grand les yeux.

— Ils vous reprennent l’argent ?

— Oui. Et parfois longtemps après.

— Ah oui… ils rigolent pas.

— Non Ginette. La NGAP, c’est un jeu… mais sans joker.

---

Je continue.

— Prenons les perfusions.

Ginette regarde la poche accrochée.

— Ça c’est simple pourtant.

— Pour vous oui. Pour la NGAP non.

— Pourquoi ?

— Parce qu’il existe quinze façons différentes de coter une perfusion : la pose, la surveillance, la dépose, la courte, la longue, l'intervention, l'astreinte…

Ginette me coupe :

— Mais c’est toujours le même tuyau !

— Exactement.

Elle conclut :

— Ils doivent bien s’amuser dans les bureaux.

— Oui et parfois Ginette, ils rajoutent une circulaire pour nous remettre dans leur droit chemin.

— Et?

— Ben c'est jamais drôle pour nous

---

Je poursuis.

— Et pour les patients diabétiques, comme Marcel votre voisin…

— Ah Marcel et son sucre…

— Eh bien moi je fais la glycémie, l’injection, la surveillance, les conseils, je regarde les pieds…

Ginette attend la chute.

— Et la NGAP dit : **AMI 1 + AMI 1 **.

Elle me regarde.

— C’est tout ?

— Voilà.

Ginette éclate de rire.

— Ils sont forts quand même.

— Attendez… Marcel a 75 ans demain.

— Oui ?

— Là je peux faire AMI 4 une fois par semaine…

— Ah !

— …mais faut rester 30 minutes…
…et qu’il ait de l’insuline…
…et que les planètes soient alignées.

Ginette soupire.

— C'est pire que les conditions pour se présenter à Miss France

— C'est presque ça…

---

Je lui parle ensuite du BSI.

— Ça c’est le bilan pour les patients dépendants.

— Et vous faites quoi ?

— Je dois tout évaluer : la toilette, la mobilité, l’autonomie, la nutrition, les risques…

Ginette me coupe.

— Et combien de temps ça vous prend ?

— Quarante minutes devant l’ordinateur.

— Et après ?

— Le logiciel me dit : forfait basique.

Ginette tape dans ses mains.

— Ah ça c’est magnifique.

---

Je continue.

— Il existe aussi une majoration qui s’appelle MCI.

— Ça veut dire quoi ?

— Majorations coordination infirmière c'est pour patients compliqués.

Ginette me regarde.

— Donc pour moi ?

Je souris.

— Non Ginette… vous êtes juste très bavarde, ce n’est pas dans la nomenclature.

---

Puis je lui parle de la MAU.

— C’est quand je me déplace pour un seul acte et AMI inférieur ou égal à 1.5

— Comme aujourd’hui avec mon injection ?

— En théorie oui.

Elle regarde la table.

— Pourtant vous avez fait la tension, regardé mon pansement, réglé ma télé et retrouvé mes lunettes.

Je soupire.

— Voilà Ginette… la réalité IDEL.

---

Elle réfléchit un instant puis dit :

— Donc si je comprends bien… votre travail c’est soigner les gens…

— Oui.

— Et aussi comprendre ce livre bizarre ?

— Exactement.

Elle conclut en buvant son café :

— Infirmier… vous êtes moitié soignant… moitié détective administratif.

Je me lève.

Je vais partir.

Puis je me retourne.

— Ah Ginette…

Elle me regarde, méfiante.

— Il y a un nouveau truc.

— Non…

— Si.

— C’est quoi ?

— L’avenant 11.

Silence dramatique.

— Et ça change quoi ?

— Tout… et pas grand-chose.

— Et ?

— Quand le Journal Officiel va sortir…

— Oui ?

— Je vais devoir revenir vous expliquer.

— Combien de temps ?

Je la regarde.

— Une heure.

Elle ferme les yeux.

Respire.

Puis dit :

— Amenez les croissants.

Je souris.

— Avec plaisir Ginette. 🥐

























Et voilà une casquette officieuse qui devient «officielle » 🤦🏽‍♀️
31/03/2026

Et voilà une casquette officieuse qui devient «officielle » 🤦🏽‍♀️

INFIRMIER RÉFÉRENT : LE TITRE QUI ARRIVE APRÈS LE BOULOT

---

Vous avez pris le temps de regarder tout ce qui arrive avec l’avenant 11 ?

Les AMI à recalculer…
Les CIM à vérifier…
Les scores SEGA à suivre…
Les échéances qui s’étirent tranquillement jusqu’en 2028…

Bref… déjà de quoi remplir quelques nuits blanches.

Et au milieu de tout ça…

Une nouveauté.

Un mot.

Presque joli.

Infirmier référent.

---

Sur le papier, c’est propre.

Fluide.

Presque séduisant.

Le patient te choisit.
Tu acceptes.
Et te voilà officiellement celui qui suit, qui coordonne, qui organise.

Le chef d’orchestre du domicile.

Sauf que…

(oui, il y a un “sauf que”, sinon ce serait trop simple)

Dans la vraie vie ?

Tu fais déjà tout ça depuis des années.
Tu es déjà celui qui entre dans la chambre et qui capte direct que “là… ça ne va pas”.

Celui qui appelle le médecin avant que ça dégénère.

Celui qui rassure la famille quand elle commence à paniquer.

Celui qui récupère les infos éparpillées façon puzzle mal rangé.

Celui qui évite que tout parte en freestyle médical.

En résumé :

Tu étais déjà le Référent mais version officieuse, version terrain, version système D.

Et puis un jour…

Quelqu’un s’est réveillé.

— “Tiens… si on officialisait ça ?”

Alors on a écrit.
On a voté.
On a publié.

📅 27 juin 2024 : c’est posé.
📅 22 juillet 2025 : petit coup de frein administratif.
📅 4 septembre 2025 : feu vert du HCPP.

Le petit tour de manège habituel.

Et aujourd’hui… avec l’avenant 11…ça y est c'est officiel.

Alors tu lis.

Tu relis.

Tu cherches ce que ça change.

---

Le téléphone qui sonne ?

C’est pour toi.

Le médecin à joindre ?

Toujours toi.

La famille en mode panique ?

Encore toi.

La sortie d’hospitalisation bricolée ?

Devine.

Les décisions.
L’anticipation.
La gestion des galères.

Rien n’a bougé sauf une chose.

Le mot.

---

Infirmier référent.

---

Alors tu continues de chercher.

Parce qu’il doit bien y avoir un truc en plus.

Un petit bonus.

Une ligne.

Un signe...

🫪
..

🧐🧐
..

Rien.

Pas de forfait.
Pas de majoration.
Pas de ligne magique qui apparaît sur la feuille de soins.

Juste une phrase qui dit, en gros :

👉 “Ce que tu faisais déjà… on a décidé de lui donner un nom.”

C’est une sensation un peu étrange.

Comme être promu… sans augmentation.

Comme être nommé capitaine… mais avec le même bateau, les mêmes tempêtes… et toujours le même gilet.

Parce que soyons clairs :

Ce rôle, il n’est pas léger.

C’est pas juste “passer faire un soin”.

C’est suivre.
Organiser.
Anticiper.
Coordonner.

Parfois porter tout un équilibre… à toi tout seul.

Et ça, ça ne se voit pas toujours.

Ça ne se cote pas facilement.

Mais sans ça…

Tout s’écroule.

Alors oui.

C’est une avancée.

Parce qu’on reconnaît enfin que notre boulot ne se résume pas à un acte technique.

Qu’il y a de la réflexion.
Du lien.
De la vigilance.

Du cerveau derrière les pansements.

Mais en même temps…

Ça laisse un petit goût bizarre.

Comme si on avait trouvé le bon mot…

Sans encore trouver les bons moyens.

Aujourd’hui, tu fais déjà tout.

Demain, tu auras le titre.

Et après-demain…

Il faudra se poser la vraie question.

👉 Peut-on continuer à demander autant… sans donner plus ?

Parce que le métier change, pas un peu en profondeur.

Et à un moment…

Il va falloir que la reconnaissance suive.

Pour de vrai.

En attendant ?

Tu continues comme toujours mais cette fois…

Avec une ligne invisible en plus sur ton badge :

“Infirmier référent (officiellement… depuis longtemps)”

👉 Prochain épisode : les remplaçants… et là, on va encore rigoler 😏

Et oui on aime les «jolies plaies »
02/02/2026

Et oui on aime les «jolies plaies »

« Elle est jolie, votre plaie »

Pour nous, infirmiers, une plaie, même moche, même impressionnante, est toujours jolie quand il n’y a pas de problème.
Pas d’odeur suspecte.
Pas de fièvre.
Pas de nécrose.

Pour le patient et la famille, en revanche…
c’est souvent la fin du monde.

Je découvre la plaie.

Silence.

Le patient me regarde.
Je le regarde.
La plaie est là.

La famille aussi.

Il y a toujours au moins une personne debout derrière moi.
Une qui regarde trop.
Une qui ne regarde surtout pas.

Je prends ma voix calme.
Trop calme.

— « Bon… alors… elle est jolie votre plaie. »

Le patient fronce les sourcils.

— « Jolie… comment ça, jolie ? »

Derrière, la famille réagit en différé.

La fille détourne la tête.
— « Oh non… je peux pas regarder ça… »

La conjointe se rapproche.
— « C’est normal que ça soit aussi rouge ? »

Le beau-frère pâlit.
Il s’assoit.
Prudent.

— « Jolie dans le sens… infirmier. »

Le patient soupire.

— « Parce que là, moi, je trouve surtout qu’elle fait mal. »

— « Oui. Elle peut faire mal et être jolie. »

Je regarde la plaie.
Eux regardent mon visage.

— « Jolie, ça veut dire que je ne vois pas de signe d’infection. Pas d’odeur. Pas de chaleur inquiétante. Pas de complication. »

La plaie est rouge, brillante, pas d'écoulement.
Elle brûle.
Elle palpite.

La famille, elle, oscille.

Il y a ceux qui :

détournent le regard,

ferment les yeux,

respirent par la bouche.

Et ceux qui deviennent experts.

— « Vous êtes sûr qu’il faudrait pas mettre de la bétadine tous les jours ? »

— « Moi, j’ai vu sur internet qu’il fallait laisser à l’air. »

— « La voisine, elle mettait du miel. »

— « Et l’argile verte, vous en pensez quoi ? »

Je souris intérieurement.
Voilà, on y est.

— « Alors… non. On va suivre le protocole. »

Je reviens au patient.

— « Regardez… les bords sont propres. La couleur est normale. Ça suinte un peu, mais c’est logique à ce stade. »

— « Pourtant, ça coule… »

— « Oui. Une plaie qui coule n’est pas forcément une plaie qui va mal. Une plaie qui sent mauvais, qui chauffe, qui gonfle… là, je m’inquiète. »

La fille, livide :
— « Parce que moi, ça me donne envie de tomber dans les pommes… »

— « Vous n’êtes pas obligée de regarder. »

Elle regarde quand même.

Je lâche la phrase classique.
Celle qui fait toujours débat.

— « Franchement… j’en ai vu des pires. »

— « Ah bon ? »
(patient + famille en chœur)

— « Oh oui. Celle-là… elle pique, mais elle ne mord pas. »

Je nettoie.

🔥🔥🔥

— « AAAAAH ! »

La famille sursaute.

— « MAIS C’EST NORMAL ÇA ?! »
— « Il a jamais crié comme ça ! »
— « Vous êtes sûr que vous n’allez pas trop fort ? »

Je continue, posé.

— « Oui. Une plaie qui ne réagit pas, c’est plus inquiétant qu’une plaie qui réagit. »

Le patient serre le drap.
La famille serre les dents.

— « Donc… quand vous dites jolie… »

— « Ça veut dire que je sais où je vais. »

Pause.

— « Et que pour l’instant, il n’y a rien qui me fait peur. »

Je termine le pansement.

Le calme revient doucement.

— « Voilà. C’est fini. »

Le patient souffle.
La famille aussi.

— « Donc… même si elle est moche… »

— « Pour vous, elle est moche. Pour moi, elle est normale. Et une plaie normale, c’est une bonne nouvelle. »

Je range mon sac.

La plaie est toujours douloureuse.
Toujours impressionnante.

Mais le patient est rassuré.
Et la famille aussi.

Même ceux qui ont failli tomber dans les pommes.
Même ceux qui avaient un protocole maison prêt à dégainer.

Parce qu’au domicile, on l’apprend vite :

👉 Quand un infirmier dit qu’une plaie est jolie,
il ne parle pas d’esthétique.
Il parle d’absence de danger.

Et parfois,
entre la peur du patient
et l’angoisse de la famille,
ce mot-là…
fait toute la différence










Vraiment . Parfois mes journées se résument à parler de Mr C**A . Parfois c’est drôle d’autre fois non . Attention au fe...
16/01/2026

Vraiment . Parfois mes journées se résument à parler de Mr C**A . Parfois c’est drôle d’autre fois non . Attention au fecalome et à l’occlusion intestinale (ça peut arriver à tout âge hein) . C’est important le cas et révélateur du bon ou mauvais fonctionnement de l’usine que nous sommes .

« Aujourd’hui… j’ai fait. »

Depuis que je fais des tournées auprès des personnes âgées, j’ai compris une chose essentielle.
Il y a deux fluides dans la vie.
Et ils ne sont clairement pas traités à égalité.

Le p**i et le c**a.

Le p**i, c’est honteux.
Le c**a, c’est stratégique.

---

J’arrive chez Madame Yvette. 87 ans.

— « Bonjour Madame Yvette, comment ça va ce matin ? »
— « Oh ça va… enfin… »
Silence.
— « J’ai fait p**i cette nuit… »

Chuchoté.
À peine audible.
Comme une confession.

— « D’accord… et pour les selles ? »

Elle se redresse.
Regard grave.
Voix ferme.

— « AH NON. »

Majuscules dans l’air.

— « Toujours rien depuis AVANT-HIER. »

Avant-hier.
Soit 36 heures.

Dans le monde IDEL, c’est déjà le début de l’apocalypse digestive.

---

Chez Monsieur René, 91 ans, ancien militaire.

— « Le p**i ? Nickel. »
— « Et le c**a ? »

Il soupire. Longtemps.

— « J’ai tout essayé. »

TOUT.

— pruneaux
— jus d’orange
— eau Hépar
— position accroupie avec tabouret
— respiration abdominale
— négociation mentale avec le sphincter

— « Et là ? »
— « Rien. Le désert. »

---

Chez Madame Lucette.

— « Vous êtes sûre que vous n’avez pas été à la selle ? »
— « Non. Mais j’ai senti quelque chose… »
— « Quelque chose ? »
— « Oui c'est au bord... »
— « Et ça date de quand ? »
— « Hier vers 17h42. »

Précision chirurgicale.

À J+2 sans selle, on change de niveau.

Le téléphone chauffe.
La famille appelle.

— « Bonjour Tof, maman n’a pas fait c**a depuis deux jours. »
— « D’accord. Elle va bien sinon ? »
— « Oui mais… pas de c**a. »

Et quand ça arrive…

Quand enfin…
ÇA ARRIVE…

— « AH ÇA Y EST !! »
Cri de victoire.
— « HISTORIQUE !!! »

On pourrait sortir le champagne.
Faire une photo de groupe ou du trophée.

---

Mais tout ça, ce n’était que l’échauffement.

Parce qu’un jour…
Un jour, j’ai rencontré le champion olympique du c**a.

Monsieur Marcel.
94 ans.
Record personnel : 7 jours sans selle.

SEPT.
JOURS.

— « Monsieur Marcel… ça fait combien de temps ? »
Il me regarde droit dans les yeux.

— « Une semaine. »

Pas de panique.
Pas de honte.
De la fierté.

— « Vous êtes sûr ? »
— « Sûr. Il est là. »
— « Là où ? »
— « Au chaud. Il mûrit. »

Là, on ne parle plus de constipation.
On parle de fermentation stratégique.

Tout le monde est mobilisé.

La famille.
Le médecin.
Les laxatifs.
Les suppositoires.
Et le lavement,sorti de son emballage prêt à dégainer

— « Vous pensez que ça va passer ? »
— « On espère. »

Et puis…

Le jour J.

— « TOF !! »

Cri depuis les toilettes.
Voix tremblante.
Émotion pure.

— « ÇA ARRIVE. »

Silence.
Puis…

— « C’EST… C’EST… »
— « Prenez votre temps Monsieur Marcel. »
— « NON MAIS VOUS COMPRENEZ PAS… »

Pause.

— « C’EST INIMAGINABLE. »

Quand il sort enfin.

Transpirant.
Soulagé.
Transformé.
3kg en moins sur la balance...

— « J’ai jamais vu ça de ma vie. »
— « Moi non plus. »

Le p**i, personne n’applaudit.
Le p**i, ça coule, ça passe, ça s’oublie.

Mais le c**a…
Le c**a, c’est une performance.
Une délivrance.
Un sujet de conversation.
Un événement familial.

Et quand un patient te dit, sourire aux lèvres :

— « Aujourd’hui… j’ai fait. »

Tu sais que la journée commence bien. 😌💙

14/01/2026

SCANNÉ, REMBOURSÉ !!!

Ce matin.
Café tiède.
Voiture déjà chargée.
Radio allumée.

Et là, au détour d’une phrase dite très calmement, comme si c’était la chose la plus normale du monde, j’entends sur CNews :

« Une galette des rois sans gluten peut être partiellement remboursée pour les patients atteints de maladie cœliaque. »

Je freine un peu plus fort que prévu.
Pas à cause du trafic.
À cause du cerveau.

Parce que dix minutes plus t**d, dans la vraie vie, la mienne, celle de l’IDEL :

Je vais me rendre chez un couple.
Cuisine propre.
Table cirée.
Radio encore allumée.

Sur la table :
👉 une galette des rois sans gluten, emballée comme un bijou.

Sur mon patient :
👉 une sonde entérale nasogastrique, en place depuis des semaines.

Je fais mon boulot.
Le vrai.

Je débranche la sonde.
Geste précis.
Technique.
Avec des risques.
Avec une responsabilité.
Avec des années d’expérience derrière la main.

Je sécurise.
Je nettoie.
Je vérifie que tout va bien.

La femme du patient atteint de maladie coeliaque me regarde et me dit, très sincèrement :
— « Ah faut pas que j’oublie… ma galette sans gluten, faut que je la scanne sur Ameli. »

Je relève la tête.
Je regarde la sonde.
Je regarde la galette.

Je dis :
— « Oui, oui… scannez bien le code-barres. »

Silence.

Elle ajoute :
— « Parce que ça, c’est remboursé. »

Et là, dans ma tête, le comparatif s’affiche tout seul :

👉 La galette sans gluten
• Code-barres reconnu
• Application dédiée
• Remboursement partiel 3.81€
• Plafond mensuel 45.73€
• Sujet de débat national

👉 Le débranchement d’une alimentation entérale par sonde nasogastrique ou jéjunale
• Acte technique
• Risque réel
• Responsabilité légale
• Aucun code
• Aucun remboursement
• Aucune ligne dans le débat

Je souris.
Sourire IDEL.
Celui qui dit “tout va bien” alors que le cerveau brûle doucement.

La dame conclut, philosophe :
— « C’est quand même bien fait, la Sécurité sociale. »

Oui.
Très bien faite.

On rembourse un dessert.
On ignore un soin.

On reconnaît un intestin via un code-barres.
On oublie la main qui s’en occupe.

Je range mon matériel.
Je pars.

La galette sera digérée.
La sonde sera gérée.
Moi, je resterai hors nomenclature.

Ce matin, grâce à la radio, j’ai compris un truc essentiel :

👉 en France, en 2026,
un feuilletage peut avoir plus de valeur administrative qu’un soin infirmier réel.

Bonne galette.
Moi, je retourne bo**er.
Gratuitement. 🩺🥖

________________________________________

⚠️ Ce post ne vise pas les patients cœliaques ni leur remboursement, qui est légitime.
Il dénonce l’absurdité administrative d’un système où certains soins infirmiers techniques restent invisibles pendant qu’un dessert est reconnu.
🩺🥖









Quotidien de soignant
14/01/2026

Quotidien de soignant

🚗 Le stationnement créatif chez les IDEL

Se garer, pour un IDEL, ce n’est pas trouver une place.
C’est interpréter la voirie.

Tu arrives dans la rue.
Aucune place.
Jamais.
Alors tu fais comme tous les IDEL avant toi depuis la nuit des temps.

Tu interprètes et tu actives le mode expert.

👉 Le trottoir devient une zone de pose temporaire à visée soignante.
👉 La place livraison devient une place de soins à durée indéterminée.
👉 Le panneau “interdit de stationner” se lit désormais : interdit sauf IDEL pressé, patient dépendant et tournée déjà en ret**d.

Tu te gares, à moitié sur le trottoir, à moitié sur la chaussée.

Les warnings s’allument.
Pas pour prévenir.
Pour négocier.
Ils disent :

“Je reviens vite.”
“C’est médical.”
“Soyez sympas.”

Parfois, la rue comprend.
Parfois, la rue appelle la police.

Et là, il y a le PV.

Pas le gentil.
Pas l’indulgent.
Le PV pour stationnement dangereux.

Dangereux pour qui ?

■ le bac à fleurs,

■ le plot en plastique,

■ le trottoir traumatisé ?

Tu avais pourtant fait ça propre :

■ warnings ON,

■ passage piéton respecté,

■ soin réel, patient réel, urgence réelle.

Mais le papier est là.
Glissé sous l’essuie-glace.
Silencieux.
Implacable.

Le PV ne connaît pas la tournée.
Il ne connaît pas la fin de vie.
Il ne connaît pas le : “ j’en ai pour deux minutes” qui dure vingt, parce que la vie déborde toujours.

Tu repars. Un peu plus pauvre. Un peu plus tendu.
Mais toujours IDEL.

Parce que demain, tu reviendras.
Même rue.
Même absence de place.
Même créativité.

Avec un nouveau réflexe professionnel : regarder l’essuie-glace avant de démarrer.

Une pensée à ma chérie ❤️

Deux PV en une semaine.
Au même endroit.
Dans la même résidence.
Pour le même trottoir.

Ce n’est pas de l’acharnement.
C’est de la constance.
La police municipale te connaît sûrement par ton prénom.

Et malgré ça,
tu continues à soigner.
C’est ça qui compte.
💙








06/01/2026

En ce joli début d’année froid et enneigé l’équipe du cabinet infirmier est heureuse de vous présenter ses meilleurs vœux pour 2026.
Que la bonne santé physique et mentale soit votre alliée précieuse.
Prenez soin de vous et de vos familles. Merci pour votre confiance sans cesse renouvelée .
Sandra . Fouad et Mélanie . 🍀🍀🍀🍀🍀🥂

Mais tellement
28/11/2025

Mais tellement

“Les Bas de Contention”

Les gens du monde : un Vendredi Un Patient.

Épisode 5

Par Tof Ton Stétho – IDEL nomade, athlète malgré lui.

Aujourd'hui on va parler d’un sujet grave.
Un sujet tabou.
Un sujet dont personne ne parle…
Les bas de contention.

Vous avez déjà essayé de mettre un bas de contention sur quelqu’un ?

Pas sur vous.

Sur quelqu’un !

Sur une jambe qui bouge, qui tremble, qui discute, qui juge votre technique en direct ?

Parce que nous, les infirmiers libéraux, on a des muscles uniquement grâce à ça.
Pas grâce à la salle de sport, non.
Grâce à Mme Renée et son mollet.

Vous entrez chez votre patiente, tranquille.
Il est 7h du matin, vous êtes encore humain.

Vous prenez le bas…

Et là, en le regardant…

Vous sentez qu’il va vous arriver une dinguerie.

Parce que le bas, il a une âme.
Une âme maléfique !

Tu tires…
Il se reroule.
Tu enroules…
Il se déreroule.
Tu tires plus fort…
Il te dit “TU NE PASSERAS PAS !”

Et bien sûr, le patient…
Il commente.
Toujours.

Tu luttes.
Tu sues.
Tu vis un combat homérique.

Et lui, il dit :
“Ah mais ils sont serrés hein !”
C’EST LE BUT.
C’EST DANS LE NOM.
BAS. DE. CONTENTION.

Mais le mieux,
le best of,
le oscar du commentaire inutile,
c’est :

“Je comprends pas… l’autre infirmière y arrivait mieux.”

Oui Ginette.
Parce que l’autre infirmière, elle fait CROSSFIT.
Elle soulève des palettes.
Elle ouvre des bocaux avec le regard.

Et puis il y a la jambe des patients, attendez…
C’est pas une jambe.
C’est une créature mythologique.

Tu veux l’attraper pour poser le bas ?
Elle te fait un salto arrière.

Tu veux lever la cheville ?
Elle fait le mort.

Tu veux rester calme ?
Elle se crispe comme si tu lui annonçais une amputation.

Et t’as toujours une Paulette dans ta tournée.
Paulette…
La ninja.

Tu commences à mettre le bas…
Elle te dit :
“Attendez, j’vous aide !”

Et elle te fait un coup de pied circulaire.
Bruce Lee.
82 ans.
Ostéoporose.
BSB
Danger public.

Ni une , ni deux
Le bas part à droite.
Toi à gauche.
Le pied fait un demi-tour acrobatique.
On dirait un poulpe qu’on essaie d’habiller pour un mariage.

Et puis il y a les spécialistes autoproclamés.
Ceux qui te disent :

— “Faut le mettre d’un coup sec.”
— “Non, faut le retourner entièrement.”
— “Non, faut d’abord talquer.”
— “Non, faut mettre des gants en soie.”

Et quand enfin…
ENFIN…
tu réussis à monter le bas…

T’es un héros.
Un guerrier.
Un survivant.

Et là, le patient regarde ton œuvre.
Il touche.
Il palpe.
Il commente.

“Ça plisse derrière.”

Là, tu vois ton âme quitter ton corps.
Tu revois ta vie défiler.
Tu revois ton diplôme, ton premier TLA, ton premier BSI…
Tu revois ton cabinet, ton association, tes remplacements…
Tu te demandes comment t’en es arrivé là.

Et tout ça, mesdames et messieurs…
Tout ça…
C’EST GRATUIT !
NON COTÉ !
ZÉRO EURO !
NADA !
Que dalle !

La NGAP elle dit :
“Courage, bisous.”

Alors oui.
Oui, aujourd’hui, je le dis publiquement :

Les IDEL qui mettent des bas de contention méritent une médaille olympique.
Minimum.
Avec podium, champagne et Marseillaise derrière.

27/06/2025

Bonjour à tous
Je vous envoie ce message pour vous avertir que nous allons fermer le laboratoire des gondoles à partir du 30 juin jusqu’à nouvel ordre. Notre dernier jour de travail sera le vendredi 27/06/25.
Mais nous ne pouvons pas ouvrir le nouveau car il nous manque quelques autorisations.
Donc il faudra déposer vos prélèvements au laboratoire de la gare

15/06/2024

À quel moment tu fais un trou dans la gorge d’une personne et tu l’as renvoi chez elle en pensant qu’elle va gérer et que tout ira bien !!😡les gens réveillez vous . Notre système de santé tant envié est entrain de partir en couille . Merdeeeeee .

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14 Avenue De Villeneuve Saint Georges MSP
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