26/05/2026
En décembre 2023, Louise était au CP.
Son entrée dans l’apprentissage de l’écriture était compliquée.
Elle n’aimait pas écrire.
Enfin… “n’aimait pas”, ce n’est même pas le bon mot 😅
Écrire lui demandait tellement d’énergie qu’elle évitait tout ce qui ressemblait de près ou de loin à un cahier.
Les devoirs prenaient un temps fou.
Les exercices étaient incomplets.
Et les cahiers… disons qu’il fallait parfois un traducteur simultané pour les relire 🫠
Louise a fait 7 ou 8 séances de graphopédagogie — je ne sais plus exactement — toujours accompagnée par son papa et sa maman.
Et puis un jour, elle a obtenu son diplôme ❤️
La fin d’une rééducation, c’est toujours une joie mêlée d’un petit pincement au cœur.
Parce qu’on s’attache, forcément, à ces enfants qu’on accompagne semaine après semaine et qu’on voit progresser sous nos yeux.
Souvent, on ne les revoit jamais.
Mais parfois, on a le bonheur d’avoir des nouvelles.
Et ça a été le cas pour Louise.
Un an après, en novembre 2024, j’ai reçu un joli message de son papa accompagné d’une photo de son cahier.
Et aujourd’hui, plus de deux ans après le début de son accompagnement, une nouvelle photo du cahier de Louise est arrivée avec un petit message de remerciement de sa maman qui m’a fait chaud au cœur ❤️
Et honnêtement ?
Ce qui me touche le plus, ce n’est pas que le cahier de Louise soit “joli”.
C’est tout ce qu’il y a derrière… et que ses deux parents ont très bien compris :
✔ une enfant qui écrit plus vite
✔ qui fatigue moins
✔ qui ose davantage
✔ qui termine enfin ses exercices
✔ et qui retrouve confiance en elle
Parce qu’on oublie souvent une chose :
Quand un enfant écrit mal, lentement ou avec douleur, ce n’est pas forcément qu’il “ne fait pas attention”.
Parfois, il fournit déjà 200 % d’efforts… juste pour réussir à tenir son stylo et finir deux lignes.
Et quand on lui donne enfin les bons outils, les bonnes stratégies, les bons gestes… les progrès peuvent être énormes.
Et non, ce n’est pas “juste de la belle écriture”.
C’est du confort.
De l’autonomie.
De la confiance.
Et parfois même un énorme apaisement à la maison 😅
Parce que bienheureux sont les parents qui n’ont jamais connu les devoirs qui se terminent au bord de la crise de nerfs à 19h42