CARRE-PSY Tronc-Faure Sylvie

CARRE-PSY Tronc-Faure Sylvie Psychanalyste, sexologue clinicienne et hypnothérapeute, je vous reçois dans mon cabinet, à Beaucaire

Le Moi Peau,Le "Moi Peau" est un concept défini par Didier Anzieu qui correspond à une expérience de limite corporelle e...
18/04/2026

Le Moi Peau,
Le "Moi Peau" est un concept défini par Didier Anzieu qui correspond à une expérience de limite corporelle et tactile du corps, perçu comme un "espace fermé par une limite assimilable à une peau psychique différenciant deux espaces topologiquement séparés avec à l'intérieur l'espace psychique dans lequel vivent en ordre ou en désordre des contenus psychiques, des représentations : affects cognitions, pensées. Au dehors, nous trouvons le monde, physique, naturel, mais aussi d'autres individus que le sujet, ainsi que la réalité culturelle. Si l'on s'en tient à l'analogie de la peau pour décrire la limite, l'enveloppe psychique peut-être assimilée à une membrane souple qui dans une première fonction différencie les domaines du dedans et du dehors tout en permettant des échanges entre ces espaces. (...). Elle permet de fonctionner dans un certain ordre rassurant dans lequel la réalité psychique de l'individu est située dedans et celle de l'autre dehors, fonctionnant avec une logique comparable, mais aussi de reconnaître et de différencier le monde naturel du monde humain. Ce modèle est celui avec lequel nous fonctionnons la plupart du temps. Il peut nous représenter un conflit, en offrant la possibilité de maintenir les tensions à l'extérieur du moi, tout en investissant la relation à l'autre et le monde naturel".

Didier Anzieu, Les enveloppes psychiques, Dunod, 2000, p.6

« Je vais commencer par la fin, en vous donnant tout de suite ma visée, parce que je ne vois pas pourquoi je n’abattrais...
06/04/2026

« Je vais commencer par la fin, en vous donnant tout de suite ma visée, parce que je ne vois pas pourquoi je n’abattrais pas mes cartes. Ce n’est pas ainsi que je comptais tout à fait vous en parler, mais au moins, ce sera clair. Je ne suis pas du tout en train de dire que l’OEdipe ne sert à rien, ni que cela n’a aucun rapport avec ce que nous faisons. Cela ne sert à rien aux psychanalystes, ça c’est vrai, mais comme les psychanalystes ne sont pas sûrement des psychanalystes, cela ne prouve rien. De plus en plus, les psychanalystes s’engagent dans quelque chose qui est, en effet, excessivement important, à savoir le rôle de la mère. Ces choses, mon Dieu, j’ai déjà commencé de les aborder. Le rôle de la mère, c’est le désir de la mère. C’est capital. Le désir de la mère n’est pas quelque chose qu’on peut supporter comme ça, que cela vous soit indifférent. Ça entraîne toujours des dégâts. Un grand crocodile dans la bouche duquel vous êtes — c’est ça, la mère. On ne sait pas ce qui peut lui prendre tout d’un coup, de refermer son clapet. C’est ça, le désir de la mère. Alors, j’ai essayé d’expliquer qu’il y avait quelque chose qui était rassurant. Je vous dis des choses simples, j’improvise, je dois le dire. Il y a un rouleau, en pierre bien sûr, qui est là en puissance au niveau du clapet, et ça retient, ça coince. C’est ce qu’on appelle le phallus. C’est le rouleau! qui vous met à l’abri, si, tout d’un coup, ça se referme. »

(Le Séminaire Livre XVII, Lacan L’envers de la psychanalyse, 1960-1970, Seuil, p. 129)

"Encore un jour encore une nuit",Beaucoup de  personnes regardent vers quoi elles  ne veulent pas aller , et continuent ...
31/03/2026

"Encore un jour encore une nuit",
Beaucoup de personnes regardent vers quoi elles ne veulent pas aller , et continuent à obtenir toujours plus de ce , ou de qui , elles ne veulent pas...
S.
Tous droits réservés SylvieTronc-Faure

Constat," Si nous examinons notre vie, nous verrons clairement que nous accumulons, pour la remplir, un nombre considéra...
23/03/2026

Constat,
" Si nous examinons notre vie, nous verrons clairement que nous accumulons, pour la remplir, un nombre considérables de tâches sans importance et quantités de prétendues ''responsabilités". Un maître compare cela à ''faire le ménage en rêve". Nous nous disons que nous voulons consacrer du temps aux choses importantes de la vie, mais ce temps, nous ne le trouvons jamais. [...] Impuissants, nous voyons nos journées, se remplir de coups de téléphone, de projets insignifiants; nous avons tant de responsabilités... Ne devrions-nous pas dire plutôt d’irresponsabilités?

C'est notre vie qui semble nous vivre, nous porter et posséder sa propre dynamique étrange. En fin de compte, tout choix et tout contrôle semblent nous échapper. Bien sûr, il nous arrive d'en ressentir un certain malaise, d'avoir des cauchemars et de nous réveiller en sueur. Nous nous demandons alors : 'Que suis-je en train de faire de ma vie?'. Mais au petit déjeuner, nos peurs se sont dissipées; nous reprenons l'attaché-case et...nous voici revenus au point de départ."

Le livre tibétain de la vie et de la mort de Sogyal Rinpoche

Voilà ce que nous pouvons nous dire aujourd'hui, si ... nous prenons le temps de lire ou de réfléchir. La mort est notre destinée et nous la dénions de toutes les façons possibles, quitte à s'occuper l'esprit de diverses manières et tout au long de la journée pour ne pas y penser... Ou alors nous la combattons.
Cependant, la vie s'écoule, alors que rien d'essentiel n'est, la plupart du temps, vécu.
Peut-être pourrions tenter de revenir à ce qui est primordial?
-N'est-il pas d'une part, le lien à l'autre?
Qu'il soit Eros, Philia, Agapé?
Est-ce parce que la mort nous sépare des autres qu'elle est si difficile à "vivre" ou alors est- ce parce qu'elle nous prive du monde?
Que réalisons nous depuis 2020?
Que vivons nous aujourd'hui dans le monde?
De médiocres répétitions?
Une séparation de ceux avec qui nous avions créé du lien, des lois, une éthique de vie, y a t il ceux qui sont en paix et ceux qui sont en guerre, comme il y a les bien-portants les malades et les morts?

S

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SylvieTronc-Faure

Mes mots ne sont que pour vous,Extrait: Donner et recevoir ne sont d'une certaine manière pas liés et façonnent pourtant...
10/03/2026

Mes mots ne sont que pour vous,

Extrait:
Donner et recevoir ne sont d'une certaine manière pas liés et façonnent pourtant les deux faces d'une même pièce.
Si je donne de" l'attente" sans nul doute ce que j'obtiendrai sera de "l'attente" ...
L'avez- vous expérimenté?
Comprenez-vous de quelle attente je veux parler?
Prenons l'exemple de l'amour!
Si je donne de l'amour autour de moi, je reçois en retour ou peu à peu mais de façon remarquable, une grande quantité d'amour. Il ne s'agit pourtant pas d'une réciprocité de ce qui est espéré, de ce qui a été distribué au cas par cas .
En réalité, ce qui m'arrive n'est- ce pas ce que j'envoie? Un rayonnement, une boucle, un fleurissement. Cela n'a rien de magique; l'amitié, la bienveillance conduisent à un apaisement, le calme rendu à l'autre et en soi, distille de l'aisance, de la joie, de la sensibilité, le désir de s'installer là , d'être compris, entendu, perçu, et de rendre en retour ou plutôt autour, ailleurs, de distribuer, de reconduire l'état d'esprit en cours, tant que la bulle de bien-être n'est pas rompue.
Ainsi, elle se répand, s'agrandit en une circonférence plus ou moins large, incertaine bien-sûr, telle une onde qui frappe le bord d'un étang et nous revient , rejoint son centre, chargée de l'insouciance du hasard des rencontres.
C'est de la même façon que l'attente produit l'attente:
Lorsque j'attends de l'autre une attitude, une expression, un fonctionnement, je génère un stress, j'induis une anxiété , une " attente latente", j'impose un sentiment de retour en quelque sorte, et ce retour est , il me semble comme une "fuite". Personne n'a le désir de s'approcher de quelqu'un dont "s'échappe" la sensation mesquine de n'être là que pour recevoir. ( même si dans les tréfonds c'est le cas...)
Nous sommes tous des faussaires de l'amour parce que la principale personne à qui nous voulons le distribuer c' est bien entendu indirectement à nous-même. Cependant, dans notre humanité ou devrais-je dire dans notre humaine existence, nous nous prenons au jeu de nous attacher à quelques autres .
À ceux là, bon gré ou "mal-gré" nous, nous donnons.
Il m'apparaît que dans ces moments là , nous nous faisons le plus beau cadeau qui puisse être.

À vous,
S.
Tous droits réservés SylvieTronc-Faure

« Quand je demande à ceux que je rencontre de me parler d’eux- mêmes, je suis souvent attristée par la pauvreté de ma mo...
15/02/2026

« Quand je demande à ceux que je rencontre de me parler d’eux- mêmes, je suis souvent attristée par la pauvreté de ma moisson.
On me répond : je suis médecin, je suis comptable…etc.
J’ajoute doucement : vous me comprenez mal.

Je ne veux pas savoir quel rôle vous est confié cette saison au théâtre mais qui vous êtes, ce qui vous habite, vous réjouit, vous saisit ?

Beaucoup persistent à ne pas me comprendre, habitués qu’ils sont à ne pas attribuer d’importance à la vie qui bouge doucement en eux.

On me dit : je suis médecin ou comptable mais rarement : ce matin, quand j’allais pour écarter le rideau, je n’ai plus reconnu ma main…ou encore : je suis redescendu tout à l’heure reprendre dans la poubelle les vieilles pantoufles que j’y avais jetées la veille; je crois que je les aime encore…ou je ne sais quoi de
saugrenu, d’insensé, de vrai, de chaud comme un pain chaud que les enfants rapportent en courant du boulanger.
Qui sait encore que la vie est une petite musique presque imperceptible qui va casser, se lasser, cesser si on ne se penche pas vers elle ?

Les choses que nos contemporains semblent juger importantes déterminent l’exact périmètre de l’insignifiance : les actualités, les prix, les cours de la Bourse, les modes, le bruit de la fureur, les vanités individuelles.....

Je ne veux savoir des êtres que je rencontre ni l’âge, ni le métier, ni la situation familiale; j’ose prétendre que tout cela m’est clair à la seule manière dont ils ont ôté leur manteau.

Ce que je veux savoir, c’est de quelle façon ils ont survécu au désespoir d’être séparé de l’Un par leur naissance, de quelle façon ils comblent le vide entre les grands rendez- vous de l’enfance, de la vieillesse et de la mort, et comment ils supportent de n’être pas tout sur cette terre.

Je ne veux pas les entendre parler de cette part convenue de la réalité, toujours la même, le petit monde interlope et mafieux : ce qu’une époque fait miroiter du ciel dans la flaque graisseuse de ses conventions !

Je veux savoir ce qu’ils perçoivent de l’immensité qui bruit autour d’eux.

Et j’ai souvent peur du refus féroce qui règne aujourd’hui, à sortir du périmètre assigné, à honorer l’immensité du monde créé.
Mais ce dont j’ai plus peur encore, c’est de ne pas assez aimer, de ne pas assez contaminer de ma passion de vivre ceux que je rencontre… »
Christiane SINGER

"Bien sûr il y a des risques , mais le risque c'est ce qui épice la vie." Murakami .Parfois le destin ressemble à une te...
13/02/2026

"Bien sûr il y a des risques , mais le risque c'est ce qui épice la vie."
Murakami .

Parfois le destin ressemble à une tempête de sable qui se déplace sans cesse.
Tu modifies ton allure pour lui échapper. Mais la tempête modifie aussi la sienne. Tu changes à nouveau le rythme de sa marche, et la tempête change son rythme elle aussi. C'est sans fin, cela se répète un nombre incalculable de fois, comme une danse macabre avec le dieu de la Mort, juste avant l'aube.
Pourquoi?
Parce que la tempête n'est pas un phénomène venu d'ailleurs sans aucun lien avec toi...

H. Murakami

En cas de deuil,Existe-t il un deuil réussi?Combien de temps dure "son travail"?Quels sont les  deuils les plus compliqu...
10/02/2026

En cas de deuil,
Existe-t il un deuil réussi?
Combien de temps dure "son travail"?
Quels sont les deuils les plus compliqués?
Reprend-on une vie " normale " après?
Il n'y a pas de réponse universelle à ces questions sans fin, mais j'ai remarqué que souvent, les personnes endeuillées ne se contentent pas de reprendre leur vie où elles l'avaient laissée.
Il m'est apparu qu'il se met en place un véritable chamboulement personnel.
Qu'est-ce que cela signifie ?
Qu'avez vous observé de votre côté?
Pour ma part, ce bouleversement n'est pas totalement heureux car il amène une angoisse existentielle sur laquelle il pourra être nécessaire de travailler.
Une véritable conscience de notre finitude vient diriger notre regard sous un autre angle.
Les priorités se modifient.
Une " débanalisation" du quotidien s'opère.
Les rencontres avec autrui deviennent de vrais moments privilégiés,... ce qui peut avoir lieu aujourd'hui est plus rarement repoussé au lendemain, la créativité de chacun se déploie, comme si le temps était compté...
Pourtant le deuil ne nécessite pas forcément l'aide d'un thérapeute.
Vous le savez sans doute mais les deuils les plus complexes sont souvent ceux où les sujets sont rongés par une forte colère ou culpabilité, de grands remords ou regrets par exemple .
Dans ces cas précis, l'accompagnement d'un psychotherapeute peut être d'une aide appréciable.
C'est pourquoi tant que la vie nous épargne, ou lorsqu'elle nous laisse un moment de répit, "soyons doux" avec elle et avec nous même. Remercions le hasard ou ce en quoi nous croyons pour ce moment de sérénité et plénitude. Elargissons nos points de vue,
Regardons les magnifiques panoramas qui s'offrent à nous, savourons les jours lumineux et ceux de pluie.

S.
Tous droits réservés SylvieTronc-Faure

2024: Daddy, Tu avais une connivence tapageuse avec tout ce qui est vivant et tu m'as transmis cet amour pour les forêts...
03/02/2026

2024:

Daddy,
Tu avais une connivence tapageuse avec tout ce qui est vivant et tu m'as transmis cet amour pour les forêts, les ruisseaux, les edelweiss et les animaux. Ceux-ci t'écoutaient si attentivement quand tu leur parlais que j'ai toujours imaginé qu'ils comprenaient tes mots. Tu m'as montré la richesse infinie de la vie et je l'ai aimé après toi.
S.

Tous droits réservés SylvieTronc-Faure .
2026:
J'ai l'impression, grâce à cette transmission que tu es encore avec moi. J'entends encore aujourd'hui, alors que je subis cette épreuve, tes mots qui me susurraient à l'oreille: " sois courageuse , je suis près de toi .

Paroles d'hommes de Jacques André:La psychanalyse n'est pas le prolongement de la confession, elle en est plutôt le cont...
26/01/2026

Paroles d'hommes de Jacques André:

La psychanalyse n'est pas le prolongement de la confession, elle en est plutôt le contre-pied : se confesser c'est dire ce que l'on ne sait que trop et que l'on voudrait garder caché, enfouir au plus profond. Parler en analyse c'est prendre le risque de dire ce que l'on ne sait pas et qui, paradoxalement, est le plus profond de soi-même, si ce n'est que « soi-même » l'ignore.

Presque ensevelie...

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