17/01/2019
>> Une aggravation du problème du logement, 9 ans après le tremblement de terre du 12 janvier 2010
La situation du logement en Haïti s’est aggravée, 9 ans après le tremblement de terre du 12 janvier 2010, qui avait fait environ 300 000 morts et d’immenses dégâts matériels. Les familles des victimes de la catastrophe continuent de vivre sous des tentes et dans des bidonvilles dans plusieurs communes du département de l’Ouest, indiquent le Bureau des avocats internationaux (BAI), le Mouvement de liberté d’égalité des Haïtiens pour la fraternité (MOLEGRAF), la Coordination des 15 blocs de Canaan (Code-15), le Kolektif viktim kay kraze Peleren 5 et le Konbit ayisyen pou lojman altènatif (KAYLA). Ces organisations signalent une accélération des constructions anarchiques dans le pays, notamment à Canaan (bidonville, érigé au nord de la capitale à partir de l’été 2010), sous le regard de l’Etat, « qui n’a aucune politique en matière de logements sociaux ». La lutte pour le droit au logement décent est un combat en faveur de la vie et du respect de la dignité humaine. Elle s’inscrit dans le cadre d’un chambardement du système capitaliste, mis en place et qui est incapable de satisfaire les revendications de la population. Cette bataille vise également à favoriser le jugement de toutes les personnes, soupçonnées d’implication dans la dilapidation présumée de plus de 3 milliards de dollars du PetroCaribe, font valoir ces organisations. Ces fonds pouvaient servir à la construction de véritables logements sociaux, regrettent ces organisations.