04/05/2026
Ce week-end, j’ai kiffé un peu sur nos belles routes du sud-est.
Cette Kawasaki 1100 ZZR de 1990, au départ, devait simplement passer pour un problème carburation.
Le genre de projet qui dérive souvent chez-moi.
Petit à petit, le projet a complètement dérapé :
cadre repeint en noir, bras oscillant, fourreaux de fourche, réfection complète de la fourche, amortisseur remplacé, peinture complète, microbillage, reprise d’innombrables pièces, réglage soupapes, carburation aux petits oignons, montage d'un maître cylindre de frein radial, étriers brembo etc etc...
Bref, à part ouvrir le moteur en deux sur l’établi, quasiment tout a été repris.
Et au final… quelle machine.
1100 ZZR débridée, avance à l’allumage à +4° avec CDI ligne complète Devil, carburation réglée au cordeau.
Un moteur complètement absurde.
Ça pousse partout, tout le temps. Souple en bas, violent en haut. plein à tous les régimes… le genre de moteur qui rappelle immédiatement pourquoi les sport GT des années 90 avaient une réputation complètement débile.
À l’époque, les mecs partaient traverser la France avec ça, un cuir trop grand, une carte Michelin dans la sacoche réservoir et absolument aucune notion du mot “raisonnable”.
Et franchement… on comprend pourquoi.
La partie cycle est hyper saine malgré le gabarit, mais faut quand même l'enmener avec les bras.
C’est pas une moto moderne qui tourne en pensant très fort à la corde.
Après 800 bornes entre le Verdon, Nice, Barcelonnette, la Cayolle et les gorges… dimanche soir j’étais rincé.
Mais quel pied monumental.
Et ce bruit avec la ligne Devil…
Le genre de son qui donne envie de refaire un plein juste pour repasser dans un tunnel.
Un énorme merci à son propriétaire pour la confiance, pour le prêt de la moto et surtout pour cette aventure mécanique un peu f***e qu’on a menée ensemble.
Des projets comme ça, c’est énormément d’heures, énormément de détails… mais aussi énormément de passion.
Et justement, c’est là que l’histoire devient un peu moins drôle :
pour des raisons très personnelles, bien plus importantes qu’une moto, son propriétaire doit aujourd’hui s’en séparer.
Et honnêtement, je sais qu’il préférerait largement la garder.
La moto est donc disponible à la vente.
À 6500€ Oui, ce sera sûrement une des 1100 ZZR les plus chères du Bon Coin.
Mais ce sera aussi très certainement une des plus belles, des plus propres et des plus révisées.
Ici, il n’y a pas “une vieille moto remise en route”.
Il y a une vraie restauration esthétique et mécanique faite avec obsession, temps et passion.
Et ça, les vrais amoureux des grosses sport-GT japonaises des années 90 le comprendront immédiatement. 🖤