05/27/2026
Il y a un an, je vous partageais ce texte.
Ce matin, son souvenir m’a chamboulée. ❤️
À l’époque, l’écrire m’avait fait du bien. Aujourd’hui, le relire aussi.
Comme un rappel que certaines douleurs ne disparaissent jamais complètement… mais qu’on apprend doucement à les porter autrement.
Je le repartage aujourd’hui, en espérant qu’il puisse peut-être trouver un cœur à apaiser, comme il l’a fait pour moi. 🐾🤍
-Voir ton chien vieillir-
La complicité qui se construit au fil des mois, des années à ses côtés.
Le vide qu’il a rempli d’amour et de joie.
Les regards bienveillants posés sur toi, qui apaisent.
Les marches, les courses, les b***es lancées le plus loin possible.
Les câlins quotidiens et les caresses à la volée, jamais assez.
Ces instants que tu voudrais éternels.
Toi, refusant de penser qu’un jour, tout cela prendra fin.
Et puis un jour, le premier poil blanc apparaît.
Et puis un jour, tu ne lances plus la b***e aussi loin. Un jour, tu la lances pour la dernière fois sans le savoir.
Et puis un jour, un voile trouble son regard.
Et puis un jour, il se lève difficilement pour t’accueillir mais il t’accueille encore avec tout son amour
Un jour, ces instants disparaissent tranquillement, sournoisement sans dire adieu, sans avertir.
Tu le vois ralentir… tu le vois vieillir.
Et la tempête t’emporte.
Les questions sans réponse.
La peur du vide — ce vide qu’il avait comblé pendant tant d’années.
Les larmes volées par le futur.
Par la peur de le perdre, de le voir disparaître doucement.
Par ce deuil anticipé.
Lui, pourtant, est encore là.
Dans le moment présent. Toujours.
Avec ses regards bienveillants.
Voir ton chien vieillir. Et partir.
Et puis un jour, son souffle se fait plus lourd.
Son regard, apaisant, aimant… mais suppliant.
Et le silence.
Ce silence que tu redoutais tant.
Un silence meublé de tes pleurs.
Le vide qui s’installe.
Le temps suspendu, qui pourtant, t’oblige à continuer sans lui.
Certains te comprendront. D’autres non.
Mais toi, tu sais.
Le voir partir fait partie des épreuves les plus difficiles que tu aies eu à surmonter.
Mais l’amour reste.
Lui, toujours là, au fond de toi.
Tentant de tracer un chemin jusqu’à ton cœur,
pour te ramener doucement vers l’instant présent —
celui où il vivait, toujours, lui dans sa sagesse.
Voir ton chien vieillir.
Voir ton chien partir.
Et l’avoir en toi, pour l’éternité.
Comme un guide.
Un rappel que la vie est éphémère,
et que les doux moments présents
sont précieux, même dans la noirceur.
Et puis un jour, tu regarderas ses photos en souriant.
Je te le promets.
Mais peut-être pas aujourd’hui.
Un jour.
-Alexandra Pineault, mai 2025