03/08/2013
Fondée en 1774, la manufacture de La Seynie est à l’origine de la porcelaine de Limoges dite dure.
La ville de Saint-Yrieix-la-Perche aux alentours de Limoges sont, avec les Carrières de Marcognace et la manufacture de La Seynie, le berceau de la porcelaine et témoins de cette activité.
En 1764, découverte du kaolin à Saint-Yrieix-la-Perche.
En 1774, la première manufacture de porcelaine dure est édifiée par Jean-Baptiste Du Garreau De La Seynie, le Comte de La Seynie à Saint-Yrieix-la-Perche en Haute-Vienne. La marque de fabrique est représentée en lettre cursive par LS et un point, ou LS entrelacée. Le Comte et ses deux cousins Du Garreau De Grésignac et De Beaupoil de Saint Aulaire, la dirigent jusqu’en 1789. Ils s’adjoignent les services de Fournerat, ancien pharmacien de la manufacture du Comte D’Artois à Limoges, qui devient par la suite la renommée Manufacture Royale.
En 1797, suite au départ de Fournerat qui n'a pas respecté l’interdiction d’exercer pour une autre usine, les propriétaires louent la manufacture à Etienne Baignol. Ce dernier possède déjà l’une des principales fabriques de Limoges. Mais après avoir rencontré plusieurs périodes difficiles, dont un incendie, son contrat est repris par des artisans parisiens.
En 1805, Jean Pierre Cloostermans la dirige et vend sa production à Maufange.
En 1808, la manufacture est vendue à François Maurice Honoré, porcelainier, qui possède déjà une fabrique à Paris rue de Chevreuse puis s’associe les années suivantes à Pierre-Louis Dagoty, porcelainier, qui possède lui aussi une fabrique à Paris boulevard Poissonnière.
En 1815, la manufacture prend le nom de Manufacture De La Duchesse D’Angoulème et devient plus t**d Manufacture de La Reine.
En 1819, Pierre-Louis Dagoty et François Maurice Honoré se séparent. Le premier en prend seul les rênes et la revend à Denuelle Dominique en 1823, porcelainier parisien, qui transfert sa fabrication à La Seynie en 1834 mais dispose toujours de son atelier boulevard Saint-Denis dans lequel il y fait les décorations.
En 1847, Mailly père et Peltier Louis Adolphe achètent La Seynie. Ils se séparent en 1865 et le premier s'associe ensuite à son fils et développe les marchés.
En 1903, les Frères Paroutaud, déjà fabricants à Limoges, reprennent La Seynie, avec la création d’une nouvelle marque La Seynie P and P.
En 1919, André François, fabricant décorateur à Limoges, achète La Seynie, avec une nouvelle A.F. mais la manufacture sera revendue suite à son décès.
En 1934, Lajanthe, Pailler et Descottes reprennent la société sous Les Porcelaines Industrielles du Limousin, avec pour estampille,la reprise des lettres LS entrelacées en cursive en 1952 et cesseront l'activité en 1983.
En 1983 Liliane Fouquet et Monsieur Jacky Lecoindre reprennent les Porcelaines de la Seynie et developpe de nouveaux produits pour l'exportation, dont la premiere collection de porcelaine culinaire innovée par Monsieur Lecoindre. Ils marqueront une des plus heures de gloire des Porcelaine de La Seynie.
En 1993, Paul Marquet et son fils, Jean-Paul, deviennent propriétaires. Le nom deviens alors Manufacture La Reine.
En 2009, Jean-Paul Tarrade devient propriétaire des lieux et entame de grands travaux de rénovation et s'applique à l'archivage du patrimoine dans L'Espace de La Seynie. Il crée la société L.S. Art et Création afin de fabriquer des articles céramique à usage ornemental ou domestique dans les murs de l'ancienne manufacture.
En 2011, Jean-Paul Tarrade participe avec Matthieu Dutheil, directeur de produit, sous l'impulsion de Jeremy Taltaud, directeur artistique et propriétaire de la marque La Seynie, à la fabrication de certains produits estampillés de celle-ci afin de lui redonner toutes ses lettres de noblesse. Dans cette même unité la marque collabore en 2012 avec la maison de couture parisienne Alexandre Vauthier.
Depuis 2013, la marque La Seynie ne peut plus être uniquement fabriquée sur le lieu dit original afin de pouvoir répondre à des contraintes et exigences de production importantes. Nombreuses sont donc les maisons de la régions de Limoges qui participent activement au regain de La Seynie.