C’est en 1982 que des habitant·e·s du quartier de la Concorde énoncent pour la première fois à la Ville de Genève leur souhait de développer un espace de quartier dans la Villa Concorde. Rénovée en 2000, la maison reste pourtant encore sous-occupée pendant 10 ans. En 2010, une motion, adoptée par la majorité des partis représentés, est déposée au Conseil municipal « Pour une Villa Concorde enfin o
uverte sur le quartier » mais restera trop longtemps en attente de traitement ce qui lui sera fatal. En juillet 2011, la Ville de Genève prend la décision, jamais évoquée jusqu’alors, d’attribuer la villa au Service des pompes funèbres. En 2004, la ville de Genève rachète la ferme Menut-Pellet, située en territoire verniolan. La commune de Vernier s’engage à participer aux frais de fonctionnement mais pas à la rénovation, en parallèle elle développe sa propre maison de quartier aux Libellules. Pendant ce temps, l’association des habitant·e·s de la Concorde (AHQC), épaulée par la Ville de Genève, élabore un projet de fonctionnement. Un crédit d’étude est voté mais la votation du crédit de rénovation est toujours en attente…
En regard des tristes conséquences du statu quo dans l’affaire « Villa Concorde », faut-il s’impatienter ? La maison de quartier autrefois mobile, dans une roulotte, s’est d’abord immobilisée au chemin du Croissant (dans une villa mise à disposition par la Ville de Vernier qui sera démolie en 2017 pour y construire un immeuble). La maison de quartier retrouve heureusement une place sédentaire, au chaud, dans une villa à l'Avenue Henri-Bordier qui subira le même sort que la Villa Croissant (démolition/reconstruction) mais un peu plus tard...
Cette maison de quartier joue les squatteuses, de lieu éphémère en lieu éphémère, mais discrètement, elle se rapproche du Graal : la ferme Menut-Pellet ! Il est pourtant grand temps de mettre les bœufs devant la charrue en ce qui concerne les rénovations de la ferme sans quoi la maison de quartier risque de finir sa vie de squatteuse sous le pont Butin !